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Lancement officiel de la campagne de taille et de paillage et clôture des activités de paiement des caféiculteurs

ByAdministrateur

Août 19, 2021

KAYANZA, 14 août (ABP) – Le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage a procédé vendredi le 13 août 2021, en province Kayanza (nord du Burundi), au lancement de la campagne de taille et de paillage. Cette activité a été couplée avec le lancement des activités de clôture de paiement des caféiculteurs, a-t-on constaté sur place.

Ces activités se sont déroulées respectivement aux collines Kigwandi en zone Ninga, et Kiryama en zone Nyabibuye, toutes de la commune Butaganzwa. Ont pris part à ces activités le secrétaire permanent du ministre ayant l’Agriculture dans ses attributions, l’administrateur directeur de l’Office de développement du secteur café (ODECA), les directeurs des bureaux provinciaux de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, ainsi que les administrateurs communaux de la province Kayanza, a-t-on constaté sur place.

Au terme des cérémonies, le gouverneur de Kayanza, le colonel Rémy Cishahayo, a indiqué que le secteur caféicole se porte bien dans cette province. Il s’est dit satisfait que Kayanza soit parmi les premières provinces les plus productrices du café. Il a, toutefois, fait mention des caféiculteurs qui n’entretiennent pas convenablement leurs vergers caféicoles.

Le gouverneur Cishahayo en a profité pour interpeller les caféiculteurs de continuer à se prendre d’engouement pour la culture du café.

Dans son discours de circonstance, le secrétaire permanent au ministère ayant l’Agriculture dans ses attributions, Ir Emmanuel Nzorironkankuze, a signalé que le gouvernement burundais n’a ménagé aucun effort pour développer la filière café.

Ici, il a souligné qu’il a majoré le prix du café cerise, passant de 500 à 700 FBu.

 » Le gouvernement burundais a également mis en place l’Office de développement du secteur café pour redynamiser ce secteur qui risquait de tomber en faillite », a poursuivi Ir Nzorironkankuze, précisant que le même gouvernement a mis à la disposition de l’ODECA plus de 17 milliards de francs burundais pour pouvoir payer à temps les caféiculteurs. Le secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage a ainsi signifié que les caféiculteurs ont reçu 3 135 949 725 FBu pour le 1er paiement, tandis qu’ils ont eu 5 772 541 999 FBu comme 2ème paiement. Le même représentant du ministère en charge de l’Agriculture a signalé qu’il s’observe encore des cas de dépulpage à domicile et que le prix fixé par l’Etat est de 1 350 FBu le kilo. Pour lui, le café demeure la culture industrielle la plus importante pour le développement du caféiculteur en particulier et du pays en général. C’est dans cette optique qu’il a demandé à toutes les parties prenantes d’intervenir activement dans ce secteur en vue de son développement. M. Ndorimana a clôturé son allocution en informant les propriétaires des stations de dépulpage-lavage privées que la date butoir de paiement ne doit pas dépasser le 15 août courant.

Quant aux caféiculteurs de Butaganzwa interviewés par l’ABP, ils ont indiqué que parmi les principaux défis auxquels ils font face figurent le manque de pailles pour l’entretien de leurs vergers caféicoles et la rémunération insuffisante des journaliers travaillant dans le paillage et la taille des caféiers, ainsi que la cueillette du café cerise. Toutefois, ils remercient le gouvernement pour ses différentes initiatives allant dans le sens de développer la filière café et lui demandent de toujours penser à la majoration du kilo du café cerise, vu que c’est une culture nécessitant beaucoup de moyens et d’efforts pour l’entretien rigoureux en vue d’aboutir à une production satisfaisante et de qualité.