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Le chef d’État a révélé les mobiles qui l’ont poussé à baptiser l’an 2022, une année agricole

ByAdministrateur

Jan 13, 2022

GITEGA, 12 jan (ABP) – Le chef de l’État burundais, M. Evariste Ndayishimiye, a révélé à la presse, mardi le 11 janvier 2022, les mobiles qui l’ont conduit à baptiser l’année 2022, année agricole.  “Je voudrais inciter la population burundaise, sans exception aucune, à embrasser l’activité agro-pastorale, du fait qu’elle est le socle d’un pays qui veut s’engager sur la voie du développement”, a-t-il expliqué.

Il se trouvait dans ses exploitations agricoles basées dans la zone de Bitare, en commune de Bugendana, dans la province Gitega (centre du Burundi), à l’issue d’une visite qu’il a organisée, le même jour, dans des coopératives d’exploitation agricole, notamment sur la colline de Kuwankana, en commune de Gitega et les collines de Mutobo et Mashitsi, dans la commune de Giheta.

Le président de la République du Burundi y a été en compagnie de son épouse, du ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’élevage, de certains parlementaires élus dans la circonscription de Gitega et du gouverneur de la province de Gitega.

                            Photo de famille du chef de l’Etat et son épouse (au milieu) avec ceux qui l’ont accompagné devant le champ de maïs appartenant à une coopérative

Dans cette descente, M. Ndayishimiye a fait savoir que le peuple burundais a enterré la hache de la guerre et manifeste la volonté de renouer avec le développement.

Comme le Burundi offre des conditions favorables à l’exercice de l’activité agro-pastorale, par son bon climat et son sol riche, a-t-il dit, “nous devons nous appuyer sur ces atouts pour restaurer la sécurité alimentaire, faire par la suite, la collecte des récoltes, créer des industries de transformation agricole et chercher des marchés d’écoulement pour avoir des devises.

Pour y arriver, M. Ndayishimiye a lancé un appel vibrant à tout un chacun, de retrousser les manches pour augmenter la production. A l’intelligentsia burundaise et aux opérateurs économiques, il a demandé de se liguer et de prendre les devants dans la conduite de son chantier de développement.

Plus précisément, il leur a demandé de sensibiliser la jeunesse à s’impliquer activement dans l’entrepreneuriat agricole en coopératives, de ne plus se considérer en chômage alors qu’elle a l’intelligence et la force. Aux grands propriétaires terriens, il a demandé de prêter leurs exploitations en jachère à ceux qui ont des moyens de les valoriser.

Quant aux institutions bancaires et de micro finances, M. Ndayishimiye a demandé d’emboîter la Fédération nationale des coopératives d’épargne et de crédit (FENACOBU) dans l’octroi des crédits, aux coopératives agricoles à un faible taux d’intérêt.