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Le secteur touristique burundais est émaillé d’importants défis qui l’entravent selon M. Nimubona

ByAdministrateur

Jan 24, 2022

BUJUMBURA, 21 jan (ABP) – Le directeur général du tourisme M. Serges Nimubona interpelle les burundais à adopter la culture du tourisme afin de promouvoir le tourisme intérieur. Il s’exprimait jeudi 20 janvier 2022 à Bujumbura, lors d’une conférence de presse qu’il a animée à l’endroit de la presse burundaise.

M. Nimubona a indiqué que, comparativement aux étrangers, le peuple burundais n’a pas l’esprit du tourisme, en témoignent les données statistiques qui montrent qu’en 2019, 2.613.605 étrangers ont visité les sites touristiques au moment où seuls 15.812 locaux ont visités ces sites.

Il a informé que l’office nationale du tourisme (ONT) a un programme de sensibilisation de différents groupes cibles tels que les membres du gouvernement, les sénateurs et les parlementaires, les différents cadres, les écoles mais aussi les privés, afin de les stimuler à consommer ce tourisme intérieur.

La situation se présente de cette manière alors que M. Nimubona affirme le secteur touristique est considéré comme le pilier du développement national via les sites touristiques existants au Burundi.

Selon toujours lui, le gouvernement a manifesté la volonté de pouvoir développer ce secteur à travers les documents officiels déjà validés en l’occurrence, la stratégie nationale de développement durable du tourisme, vision Burundi 20-25 et le programme national de développement (PND).

A travers ces documents, a-t-il indiqué, le gouvernement trace comment le secteur touristique doit être développé en partant de la potentialité éco touristique que le Burundi détient à travers les différents sites touristiques qui sont classés en trois catégories notamment, les sites touristiques historiques, les sites touristiques naturels et les sites touristiques culturels.

Face à cette potentialité, le gouvernement du Burundi a l’obligation de mettre en place une politique de développement du tourisme et du secteur touristique, en vue de dégager les recettes essentielles réelles et réalistes du Burundi, a-t-il poursuivi.

Cependant, comme l’indique le directeur général du tourisme, le secteur touristique burundais connait des défis majeurs qui le gangrènent. Ici il souligne, principalement l’absence d’un cadre légal (absence d’une loi régissant le tourisme), le chevauchement des différents ministères en l’occurrence, le ministère de l’intérieur, de l’enivrement dans la gestion des sites touristiques, ce qui constitue en quelque sorte, une contrainte majeure dans le développement de ce secteur.

Un autre défi qui, selon M. Nimubona, est lié aux deux précédents, est relatif à l’aménagement des sites touristiques, où il indique qu’il est pratiquement impossible d’aménager un site touristique qui se trouve dans les mains des autres.

L’autre défi se situe au niveau de la professionnalisation du secteur où il y a l’absence des guides assortis en la matière pour pouvoir simuler et amener les touristes à viser le pays. Ce défi est conséquent au fait que le Burundi n’a pas des écoles ou bien des départements dans différentes universités, qui puissent fournir des lauréats complets au niveau du guidage, a-t-il mentionné.