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Le gouverneur de Kayanza poursuit sa campagne de descentes dans les communes pour recueillir les doléances de la population

ByAdministrateur

Fév 10, 2022

février 2022 une séance d’échange avec la population de la commune Gahombo. L’activité a eu lieu à la colline Gakuro de la zone Gahombo. Il était en compagnie de certains chefs de services provinciaux pour l’aider à donner des éclaircissements dépendamment de la question posée et du service concerné, a-t-on appris sur place.

Dans son mot d’accueil, l’administrateur de la commune Gahombo, M. Sylvestre Ntunzwenayo, a fait savoir que la paix et la sécurité sont au beau fixe dans son entité administrative mais que des éléments perturbateurs ne manquent pas. Il a cité notamment le vol du bétail et les cas de viol et a précisé que les auteurs sont toujours appréhendés et traduits en justice. L’administrateur Ntunzwenayo n’a pas manqué de souligner que les adeptes de la secte d’Euzebie continuent de faire des rassemblements à Businde, lesquels endommagent des champs de cultures.

Il a demandé au gouverneur de Kayanza de plaider pour qu’il y ait une position policière à Businde.

A cette préoccupation, le gouverneur de Kayanza a indiqué, dans son discours introductif, que le comité provincial chargé de la sécurité a déjà tablé sur ce problème et qu’il est en train d’analyser comment y placer une position militaire.

Même si la paix et la sécurité sont une réalité à Gahombo, le gouverneur Cishahayo a appelé les comités mixtes de sécurité et la quadrilogie à rester à l’œuvre pour asseoir la paix et la sécurité.

Il a invité la population de Gahombo à planter tous les arbres se trouvant dans les pépinières avant la fin de ce mois de février pour éviter que ceux qui peuvent être plantés après ces délais puissent sécher durant l’été.

Il a rappelé que tout ménage ne disposant pas une toilette adéquate doit payer une amende pour s’être rebellé contre la mesure de l’administration provinciale.

                                                                                                                                                                Vue partielle des participants à la réunion

La grande partie des préoccupations que la population de Gahombo a adressée au gouverneur de Kayanza concernait le domaine de la justice ainsi que des conflits tant familiaux que fonciers. Il a été également évoqué une question relative à une adduction d’eau potable provenant de la commune Muhanga pour alimenter la zone Nzewe.

Cette dernière a été ouverte officiellement alors que l’eau ne coulait pas dans les robinets. Les habitants de cette zone de Nzewe ont indiqué que la même adduction d’eau potable n’est pas fonctionnelle et que même les tuyaux qui devraient acheminer l’eau dans cette entité administrative ont été déterrés par les gagnants du marché. Pour ce faire, ils ont demandé à l’administration provinciale de s’y pencher. Réagissant à cette préoccupation, le gouverneur de Kayanza a considéré les gagnants de ce marché comme étant de véritables voleurs et qu’ils doivent être appréhendés pour être traduits en justice et remettre tous les fonds alloués à ce projet.

Une autre préoccupation de la population de Gahombo concerne l’impraticabilité de la route reliant les communes Muhanga-Gahombo-Gatara et Kayanza devenue presque impraticable. Ici, la même autorité administrative à Kayanza a recommandé aux administrateurs de communes de tabler sur ce problème afin que cette route soit réhabilitée dans les plus brefs délais et cela, en se conformant aux plans communaux de développement communautaire (PCDC).

Quant aux habitants de la communauté Batwa qui ont déploré le fait que leurs enfants sont chassés de l’école pour n’avoir pas porté des uniformes, le gouverneur Cishahayo leur a répondu que les directeurs d’écoles ne doivent plus les renvoyer à cause du manque des uniformes scolaires mais que les enfants issus de cette communauté sont appelés à un habillement décent.

Lors de ce même dialogue interactif entre le gouverneur de Kayanza et la population de Gahombo, certains éleveurs bénéficiaires des projets PRODEFI et PAIVA-B ont fustigé l’attitude de certains agents communautaires de santé animale (ACSA) qui les plongent dans la corruption chaque fois qu’ils se confient à eux pour vendre ou remplacer les bovins leur octroyés alors qu’ils remplissent toutes les normes exigées pour ne pas interrompre les chaînes de solidarité animale.

Ici, le gouverneur de Kayanza a tenu à signaler que la seule condition à exiger est que l’étable ne reste sans bête domestique.