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Le CNC organise une session de dialogue avec les responsables des médias

ByAdministrateur

Avr 19, 2022

BUJUMBURA, 15 avr (ABP) – Le conseil national de la communication (CNC), a organisé vendredi le 15 avril à Bujumbura, une session de dialogue avec les responsables des médias pour faire une introspection quant à l’exercice du métier du journalisme.

L’assistant du ministre de la communication, des TIC et des médias, M. Thierry Gitamoya qui a ouvert ladite séance a fait savoir qu’on a réuni les responsables des médias pour échanger sur les défis qui entravent le travail des médias afin que l’on trouve ensemble des solutions.

Il a profité de cette occasion pour citer les défis qui hantent le secteur médiatique dont la précarité des moyens qui porte préjudice à la capacité de collecte des informations et aux conditions de vie des journalistes. Il a aussi ajouté le fait que les médias et les journalistes sont devenus nombreux et le gouvernement ne pourrait, sans appui de partenaires multiples, résoudre ce problème.

Kitamoya a signalé le défi du manque de professionnalisme qui est survenu avec la venue de l’internet. Il a expliqué qu’avec l’internet, les professionnels des médias n’ont plus le monopole de production des contenus.  Selon lui, ces contenus sont alors loin de respecter les normes du métier. Les citoyens burundais consomment souvent des informations  » contaminées. » Il a ajouté que pour une bonne économie de l’information, beaucoup de séances de renforcement de capacité des journalistes seront organisées. En attendant, cet internet qu’il ne faut ni rejeter, ni idolâtrer, contient des modules qui peuvent aider bon nombre de confrères à améliorer leurs prestations.

Un autre souci non moins important pour les médias qu’il a annoncé, ce sont les difficultés à accéder aux sources d’informations. La loi de 2018 régissant la presse au Burundi leur reconnaît pourtant dans son article 45, le droit d’accès aux sources.

Avant la fin de l’année budgétaire, il est prévu que la loi portant accès à l’information soit mise en place. Elle aidera à corriger la situation, a-t-il ajouté.

Dans ce même cadre, le ministère de la communication, des TIC et des médias compte organiser des séances de dialogue avec les différentes sources d’information dont les responsables des médias avec les portes paroles des ministères, une autre avec les gouverneurs des provinces, une autre avec les commissaires provinciaux de police, d’autres avec la société civile et les opérateurs économiques. Il a terminé son allocution en précisant qu’avec l’assainissement des relations avec des partenaires au développement, le fonds d’appui aux médias finira par être renforcé par de nombreuses contributions. Il a lancé un appel aux partenaires du développement du Burundi pour qu’ils aident à alimenter ledit fonds. La loi sur la presse prévoit de les associer dans sa gestion.

Selon la présidente du CNC, Mme Vestine Nahimana, ce qui a motivé l’organisation de ladite réunion est le fait de garantir de façon équitable le libre accès aux médias des diverses opinions. Garantir l’utilisation rationnelle et équitable des médias tant publics que privés par les institutions publiques chacune en fonction de ses missions constitutionnelles, veiller au bon fonctionnement des médias et faire respecter les engagements contenus dans leurs cahiers des charges, veiller au respect de la loi et des bonnes mœurs burundaises dans la production et la diffusion des programmes cinématographiques et des chansons de divertissement.

Selon Mme Nahimana, c’est un moment opportun de faire une introspection quant à l’exercice du métier du journalisme, relever les forces et les faiblesses afin d’améliorer la façon de travailler des journalistes pour le développement du pays.

Dans cette session, on va échanger sur les pistes à explorer pour la bonne gestion de l’information diffusée par les différentes plateformes numériques notamment sur les réseaux sociaux.

                                              Vue partielle des participants