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Le nombre très élevé d’abandons scolaires inquiète plus d’un

ByAdministrateur

Mai 13, 2022

RUYIGI, 11 mai (ABP) – Le directeur provincial de l’éducation à Ruyigi, Onesphore Nsabiyumva lance un appel vibrant aux parents, de faire un suivi rigoureux de leurs enfants en âge de scolarité afin de décourager les abandons scolaires. Cet appel a été   également réitéré par le gouverneur de Ruyigi Madame Emérencienne Tabu au cours de sa visite au district de Kibondo de la République unie de Tanzanie, au début de mois de Mai. C’est au moment où le rythme des abandons scolaires prend une allure inquiétante dans certaines écoles de cette province, ces derniers jours.

Selon le directeur provincial de l’éducation à Ruyigi, M Onésphore Nsabiyumva, ce phénomène d’abandon scolaire élevé constitue un grand défi qui doit être résolu dans les plus brefs délais pour que le rendement s’améliore dans les différentes écoles de cette province. Il indique que ce rythme d’abandons scolaires élevés a commencé à prendre une allure inquiétante depuis l’année scolaire passée où un effectif de plus de 17 000 écoliers et élèves sur un total de 126 000 inscrits initialement ont quitté l’école.

Ces abandons sont classés en plusieurs catégories liées à plusieurs motifs, à savoir entre-autres celle des plus petits (de la première année à la troisième fondamentale) qui, présume ce directeur provincial, abandonnent l’école suite à la négligence ou plutôt par le fait que leurs parents ne leur préparent pas à manger lors de leur départ à l’école. Par la suite, précise ce directeur, étant donné leur très bas âge, ces enfants ne parviennent pas à résister à la faim jusqu’à leur retour à la maison à midi 45 min, sans oublier qu’ils peuvent rentrer et ne rien trouver à manger, suite à la grande distance qui sépare les ménages des parents de leur lieu de travail habituel. A cet effet le directeur rappelle aux parents qu’ils doivent encourager leurs enfants à aimer l’école et qu’ils doivent leur préparer tout le nécessaire avant de passer à tout autre occupation étant donné que l’école est la meilleure source d’un bon avenir.

L’autre catégorie des élevées qui abandonnent l’école est celle des adolescents qui sont contraints d’abandonner l’école suite aux grossesses non désirées.  Celles-ci sont parfois victimes dit- on des camarades de classes, des jeunes motards qui les courtisent, des commerçants et pour certains autres cas des enseignants hors la loi et sans aucun souci d’éthique et de déontologie. Le directeur déplore le fait que les auteurs soudoient les parents et les autorités administratives locales et ces agressions restent impunies au sein de la communauté. M Onésphore Nsabiyumva signale également que les chiffres sont également élevés pour cette année et souligne que, sur les 135.000. Inscrits initialement cette année, plus de 5000 avaient déjà abandonné l’école au cours de la seule période du 1er trimestre de l’année scolaire de cette année en cours.

Le gouverneur de la province Ruyigi, Madame Emérencienne Tabu quant à elle fustige un autre phénomène de jeunes gens abandonnent l’école et partent chercher de l’emploi et une meilleure vie, comme ils le disent, en Tanzanie.

Cette catégorie est faite surtouts de jeunes garçons d’une quinzaine d’année et plus, qui se disent lassés par une vie de dur labeur et qui génère très peu, selon eux. Accompagnés de certains autres jeunes guides et fins connaisseurs des lieux, ces jeunes voyagent durant la nuit et passent clandestinement la frontière et deviennent ainsi des sans-papiers pouvant être capturés par les services de sécurité tanzanienne à tout moment.

A ce propos, le gouverneur de Ruyigi a effectué une visite au début de l’année dans le district de kibondo et a demandé que ces jeunes soient remis au Burundi au lieu d’aller pourrir dans des geôles tanzaniennes.  Elle a également recommandé que ces pseudo-guides, tanzaniens ou burundais et commissionnaires de ce trafic d’enfants soient exemplairement sanctionnées.