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Vers l’extension de l’électrification à Makamba

ByAdministrateur

Juin 6, 2022

MAKAMBA, 4 juin (ABP) – Le Ministre de l’hydraulique, de l’énergie et des mines, M. Ibrahim Uwizeye a tenu,  jeudi le 2 juin 2022,  à Makamba (sud du Burundi) une réunion à l’intention des administratifs, des chefs de services, des représentants des confessions religieuses et du secteur privé pour échanger sur l’état des lieux des  secteurs de l’eau, de l’énergie et des mines et carrières, a constaté l’ABP sur place.

Dans son mot d’ accueil, le gouverneur de Makamba, Mme Françoise Ngozirazana a indiqué que la province se heurte à l’insuffisance de l’eau et de l’électricité dans les quartiers et collines de province, cas des communes Kibago et Vugizo qui n’ont pas jusqu’ici d’électricité. Elle a ajouté que même le stade Nkurunziza Peace Park Complex Stadium manque de ces besoins élémentaires.

Mme Ngozirazana n’a pas oublié de signaler que  la zone Muyange de la commune Nyanza-Lac  n’a pas encore d’électricité alors que l’inauguration du projet d’éclairage de la ligne Nyanza-Lac-Muyange d’environ un linéaire de 12 km, a eu lieu.

Prenant la parole, le ministre Uwizeye a indiqué que l’électrification des communes Kibago et Vugizo est l’une des préoccupations de l’Etat comme les autres communes qui n’ont pas d’électricité. Il a donné un délai de trois mois pour finaliser le projet d’électrification de la zone Muyange.

Il a en outre demandé aux services habiletés de son ministère de finaliser les projets d’adduction d’eau potable et d’électrification de différents quartiers ou collines de Makamba. Pour renforcer la bonne gouvernance, M. Uwizeye a demandé aux agents de ce ministère œuvrant dans cette province de travailler en étroite collaboration avec l’administration. Ils doivent chaque fois donner un rapport mensuel à l’administration de leur ressort pour que cette dernière soit toujours au courant de ce qui se fait dans les différents secteurs dudit ministère.

Concernant les poteaux en bois qui s’écroulent souvent suite aux intempéries et aléas climatiques, il a indiqué qu’ils envisagent utiliser des poteaux métalliques et d’autres en béton armé. Par ailleurs, le gouverneur de Makamba a signalé que les villes de Makamba et Kayogoro peuvent passer plus de deux mois sans être approvisionnées en carburant.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.