• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Inauguration du projet d’éclairage du jardin public en mairie de Bujumbura

ByAdministrateur

Juin 6, 2022

BUJUMBURA, 4 juin (ABP) – Le maire de la ville de Bujumbura, M. Jimmy Hatungimana, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’association Action Ceinture verte pour l’Environnement (ACVE), a inauguré le projet d’éclairage du jardin public de la mairie de Bujumbura à base de l’énergie solaire, a constaté l’ABP sur place.

La représentante résidente du PNUD au Burundi, Nicole Kouassi

Dans son mot de circonstance, le maire de la ville de Bujumbura a exprimé sa profonde gratitude à la représentante résidente du PNUD au Burundi, Mme Nicole Kouassi qui, malgré ses multiples engagements, a consacré son temps pour rehausser de sa présence la cérémonie de l’inauguration du projet d’éclairage du jardin, ce qui constitue un signe éloquent qui témoigne de l’importance accordée à cette activité.

Il a également exprimé ses remerciements au représentant légal de l’ACVE, M. Libère Niyobampama et ses partenaires et amis pour avoir réalisé ce bon projet dans ce jardin unique à son genre dans la ville de Bujumbura. Il les a  également remerciés pour tout ce qu’ils font pour entretenir cet endroit en vue de le garder propre et attrayant.

Vue des panneaux solaires octroyés par le PNUD

M. Hatungimana a fait remarquer que ce jardin public est un endroit communément appelé « Inde du Burundi » où s’exercent les activités physiques et sportives pour des raisons sanitaires. « Cette action louable d’éclairer la piste de marche par l’énergie solaire, avec un soutien du PNUD, arrive au bon moment et va répondre aux attentes des amis du jardin qui terminent le travail vers le soir et qui n’avaient pas l’opportunité de faire des exercices physiques à cause de l’obscurité », a-t-il indiqué, signalant qu’avec cet éclairage, le jardin sera ouvert jusqu’à 20 heures ou même au-delà.

Le maire de la ville a réitéré ses remerciements à la représentante du PNUD et ses collaborateurs pour l’appui qu’ils ont apporté à l’ACVE pour l’amélioration des conditions d’accueil aux usagers dudit jardin. La représentante résidente du PNUD au Burundi a signalé avoir accepté de financer ce projet, précisant que le PNUD a apporté 54 panneaux solaires pour éclairer ce jardin.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.