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Les VBG restent une réalité malgré les efforts consentis par les intervenants en la matière

ByAdministrateur

Juil 14, 2022

KAYANZA, 13 juil (ABP) – Les cas de violences basées sur le genre (VBG) restent encore une réalité en province Kayanza (nord), malgré les efforts consentis par les intervenants en la matière. Cela a été évoqué le mardi 12 juillet 2022, lors d’une réunion d’évaluation et d’échange des succès et défis rencontrés durant le deuxième semestre de l’exercice 2021-2022,  a-t-on appris sur place.

                                                                                           vue partielle des participants

Selon la coordinatrice du centre de développement familial et communautaire (CDFC), Mme Célénie Ndayisaba, durant cette période, il a été recensé 529 cas de violences basées sur le genre dont 458 cas issus du sexe féminin et 71 de sexe masculin.

Comme constat, a expliqué la coordinatrice du CDFC Kayanza, les violences socio-économiques ont été commises plus que les autres du fait que 248 personnes dont 221 cas issues du sexe féminin et 28 de sexe masculin en ont été victimes.

Les violences psychologiques viennent en seconde position avec 169 victimes suivies des violences physiques et celles sexuelles.  Cela étant, Mme Ndayisaba s’est réjouie du pas franchie en matière de lutte contre les violences basées sur le genre ce qui, pour elle, témoigne de la synergie des intervenants en la matière.

Elle a demandé aux partenaires de fournir des rapports auprès du CDFC tandis que les prestataires de soins ont été interpellés à réserver un bon accueil aux victimes des violences sexuelles qui se confient à eux pour demande d’expertise. Ici, les participants à la réunion ont déploré que les prestataires de soins ne s’intéressent pas à cette catégorie de victimes et ont proposé que cette catégorie de victimes soit traitée de façon urgente.

A son tour, le conseiller socioculturel du gouverneur de Kayanza, M. Sylvain Bakanibona, a recommandé aux responsables administratifs et à ceux de la justice de dénoncer et de traduire en justice tous les auteurs des violences basées sur le genre, y compris ceux qui s’impliquent à l’arrangement à l’amiable entre les auteurs et les victimes des VBG.

Il est à signaler que 1290 cas de violences basées sur le genre avaient été répertoriés durant le premier semestre de l’exercice 2021-2022.