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Suspension de l’ancienne carte de presse d’ici deux mois

ByAdministrateur

Sep 16, 2022

BUJUMBURA, 15 sept (ABP) – La présidente du Conseil national de la communication (CNC), ambassadeur Vestine Nahimana, a annoncé le jeudi 15 septembre 2022, à Bujumbura, que l’ancienne carte de presse, expirée ou pas, est suspendue d’ici deux mois en attendant la confection de la nouvelle carte de presse biométrique.

Selon la présidente du CNC, cette annonce est faite après une consultation avec les responsables des médias tant publics que privés où ils ont été unanimes en décidant que toutes les cartes d’identification pour les journalistes soient désormais suspendues pour enfin être retournées au CNC.

L’ambassadeur Nahimana a précisé que les dossiers de demande de la nouvelle carte de presse biométrique doivent contenir l’ancienne carte de presse, deux photos passeport du demandeur de la carte de presse biométrique, une attestation de service pour les médias publics et un contrat de travail pour les médias privés.

Elle a indiqué que ces dossiers de demande de la nouvelle carte de presse doivent être déposés au CNC endéans deux mois par les responsables des médias avec 15000 FBu par carte de presse.

A partir du 1er décembre 2022, aucun journaliste ne sera pas permis de couvrir les activités sans être muni de la nouvelle carte de presse biométrique, a-t-elle souligné tout en précisant que cette dernière aura une validité de 5 ans.

Selon la présidente du CNC, la demande du contrat de travail dans le dossier pour les médias privés s’inscrit dans le cadre de protéger les employés car, a-t-elle expliqué, il a été constaté que certains responsables des médias privés exploitent leurs employés sans toutefois leur donner des contrats de travail. Il s’agit de la violation des droits de l’homme, a-t-elle signalé.

Concernant les nouveaux journalistes ayant déjà signé un contrat mais n’ayant pas encore l’ancienne carte de presse, la présidente du CNC a souligné qu’il vaut mieux avoir un contrat de travail qu’une carte de presse. Elle a voulu signifier que les nouveaux journalistes ayant déjà signé un contrat de travail mais ne disposant pas l’ancienne carte de presse sont également permis de demander la nouvelle carte de presse biométrique.

Mme Nahimana a saisi l’occasion pour interpeller les responsables des médias à envoyer sur terrain pour la couverture médiatique, pendant cette période de dérogation, des journalistes responsables afin d’éviter des bavures qui peuvent surgir.