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Le Burundi a mis en place des stratégies et politiques visant l’amélioration de la santé et la nutrition

ByAdministrateur

Oct 12, 2022

BUJUMBURA, 11 oct (ABP) – A l’ occasion du forum de haut niveau des femmes leaders, le ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida, Dr Sylvie Nzeyimana a fait une présentation sur les progrès du Burundi sur la santé et la nutrition de la mère, de l’enfant et de l’adolescent.

Dans le cadre Sociodémographique du Burundi, Dr Nzeyimana a rappelé que la population burundaise s’élève à 12,605 millions d’habitants dont 48% ont moins de 15 ans. La superficie du Burundi est de 27,834 km2 avec une densité de 403 habitants au km2. Le taux de croissance démographique est  de 2,4%, l’espérance de vie à la naissance est de 59,1 ans et l’indice synthétique de fécondité 5,5 enfants par femme.  Elle a signalé qu’en 2021, les formations sanitaires dont les hôpitaux et les centres de santé étaient au nombre total de 1399. Pour ceux qui s’occupent des soins, le Burundi a 94 médecins spécialistes, 735 médecins généralistes, 144 sages-femmes, 7843 infirmiers.

Selon Dr Nzeyimana, dans le but de promouvoir la santé et la nutrition, le gouvernement du Burundi a mis en place des stratégies et politiques. Elle a cité l’engagement de la première dame du Burundi pour la campagne malnutrition zéro chez les enfants depuis octobre 2020. Il y a aussi l’alignement du pays aux politiques internationales, régionales et stratégie sectorielle de la santé, la subvention pour la gratuité des soins et services offerts aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes depuis 2006. Il y a les programmes de protection sociale à travers les transferts monétaires, l’existence d’un fonds d’appui à la protection sociale (FAPS) et l’amélioration de la couverture sanitaire universelle, création et financement de la banque des jeunes et des femmes et de  la banque agricole.

D’autres politiques sont la mise en place et le financement des coopératives collinaires dont la plupart sont à vocation agro pastorale, la subvention des intrants agricoles, introduction de nouvelles cultures à haute valeur nutritive, la régionalisation des cultures, la mécanisation agricole, la conservation et la transformation des produits agroalimentaires, création d’une agence nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (ANAGESSA) .

Le ministre de la santé a signalé certains défis dont les mesures de protection sociale pour atteindre la couverture sanitaire universelle (CSU), stratégies innovatrices pour réduire le retard de croissance (disponibilité et accessibilité des aliments, diversité alimentaire, équité, genre et autres), persistance des besoins non satisfaits en planification familiale.

Dans les perspectives, le ministre précise que son ministère compte faire la distribution équitable des ressources humaines, le mise en œuvre du programme de santé et nutrition en fonction de l’équité, orienter les interventions dans les zones les plus touchées, la mise en place du programme de protection sociale à l’échelle nationale, faire l’implication du secteur privé dans l’offre des services de santé et de nutrition, impliquer les femmes leaders à tous les niveaux pour la promotion des bonnes pratiques de santé et de nutrition.   Le ministère en charge de la santé compte aussi, faire le recrutement et l’affectation des sages-femmes dans les formations sanitaires, travailler en synergie avec tous les intervenants en vue de contribuer dans  l’amélioration de la santé et la nutrition, le renforcement de l’approche systémique (santé, alimentation, protection sociale, éducation, hygiène et assainissement) dans la prévention du retard de croissance