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Chaque commerçant devra, endéans 7 jours, avoir un contrat d’exploitation, selon le Ministère en charge de l’intérieur

ByAdministrateur

Fév 7, 2023

BUJUMBURA, 1er fév (ABP) – « Personne n’a le droit de faire louer son emplacement, kiosque et échoppe dans des marchés communaux ou de l’Etat. Chaque commerçant devra, endéans 7 jours, avoir signé avec la commune, un contrat d’exploitation tandis que les intermédiaires doivent quitter définitivement les marchés en vue de protéger les commerçants et surtout les consommateurs ».

C’est une des mesures arrêtées par le Ministre en charge de l’intérieur, M. Martin Niteretse, dans une correspondance qu’il a adressée aux gouverneurs des provinces, mardi 31/01/203/2023.

Selon cette correspondance, les gouverneurs des provinces sont sommés de « faire respecter les mesures prises », faisant suite aux doléances de la population, lors des descentes effectuées  dans tout le pays par les membres du gouvernement.  La correspondance interpelle les responsables à aménager les marchés de façon à laisser le passage des camions anti-incendie et cela endéans 7 jours.

Le Ministre Niteretse interpelle à la tenue de réunions de sécurité tous les lundis, à l’endroit des gouverneurs et tous les mardis à l’endroit des administrateurs communaux. Aux gouverneurs et administrateurs de tenir, tous les 2 semaines,  des réunions de coordination sectorielles au niveau de leurs entités administratives respectives,  provincial et des communes et de poursuivre les descentes dans les communes, zones et collines pour trouver des solutions aux préoccupations de la population sous risque de perdre la confiance de cette dernière.

Aux administrateurs communaux, il a été demandé de redynamiser les travaux de développement communautaire en disposant des lieux d’exécution tous les samedis et dans chaque commune. Il a été exigé, à leur endroit, de ne quitter leurs postes d’attache que sous autorisation préalable du gouverneur, de même pour la participation dans des réunions organisées par les partenaires. « Concernant les séminaires et formations organisées par les partenaires, les modules de formation doivent être préalablement validés par le Ministère sectoriel et les partenaires ne pourront se rendre dans les communes que sur autorisation du gouverneur de la province.

Le ministère de l’intérieur  interpelle les gouverneurs des provinces à veiller à l’harmonisation des prix de la viande dans tout le pays « exceptées les boucheries classiques car, ils s’approvisionnent dans les mêmes conditions, soit 11.000 Fbu/kg de viande sans os et 10.000/kg avec os ».  Ils sont appelés à « rayer définitivement sur les listes, toutes les personnes continueront d’afficher un comportement de spéculation sur les prix des produits BRARUDI, ciment BUCECO…, pour lesquelles l’administration provinciale avait fermé momentanément les magasins ou les dépôts ».

La correspondance fait appel aux gouverneurs afin de laisser les partis politiques organiser librement leurs réunions, faisant remarquer que « ces derniers informent l’autorité mais, ne demandent pas l’autorisation ».

Les administratifs sont appelés à combattre farouchement les phénomènes des ligalas et les délinquant devront être soumis aux travaux d’intérêt public bénévolement.  Ils sont appelés également à la tolérance zéro pour les  maisons en paille, et doivent faire un inventaire de ces habitations et construire des maisons décentes, selon les normes. « L’administration devra veiller à ce qu’il n’y ait plus de mariage dans ce genre de maisons », selon le contenu de la correspondance.

En collaboration avec les commissaires provinciaux de la police, le ministère de l’intérieur a appelé à la fermeture de « tous les cabarets et restaurants sans hygiène ni latrines, y compris certains hôtels ne remplissant pas les conditions d’hygiène et d’assainissement ». Il est stipulé dans la correspondance que les commissaires provinciaux doivent veiller au respect de nouveaux postes de contrôle de sécurité routière et éviter la confusion entre les unités de la PSR, de la police de la protection civile,  de l’OBR. Aux mêmes commissaires, il échoit la responsabilité d’encadrer les OPJ « de sorte qu’ils ne clôturent plus à leur instance les dossiers instruits », en les enjoignant de les « transmettre obligatoirement au Procureur de la République qui se chargera de la suite à leur réserver ».

Le ministère en charge de l’intérieur a terminé sa correspondance en informant qu’une évaluation dans la mise en application de ces mesures est prévue à la fin du mois de Mars.