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L’agriculture de conservation contribue à une bonne production.

ByAdministrateur

Mar 13, 2023

BUJUMBURA, 11 mars (ABP) – Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye a visité, le samedi 11 mars 2023, les champs des cultures variées, de la commune Mutimbuzi, à Gatumba, où on a assisté à la récolte du maïs et à la démonstration des techniques utilisées dans l’agriculture de conservation. Cette dernière contribue à une bonne production intensive a-t-on constaté sur place.

Le numéro un burundais, vu qu’une terre de 39 m de longueur sur 16 m de largeur peut nourrir pas mal de personnes, il a pu signaler que, très bientôt, il va envoyer tout le personnel du ministère de l’agriculture pour apprendre ces techniques afin qu’à leur tour, ils en vulgarisent jusqu’aux collines pour augmenter la production et combattre ainsi la famine qui s’observe dans le pays.

Concernant les engrais, le président Ndayishimiye a fait savoir que, désormais, le pays va pouvoir utiliser les engrais issus des matières animales et végétales, en donnant l’exemple de l’urine de lapin qui est en même temps fertilisant et médicament des plantes.

                                                  Le chef de l’Etat suivant les explications sur les techniques utilisées dans l’agriculture de conservation

Le chef de l’état a ainsi remercié ces chercheurs qui ont pu amener au Burundi ces techniques, et a interpellé tous les Burundais vivant à l’extérieur, de regagner leur pays natal et mettre en œuvre leurs talents afin de promouvoir le développement.

Il a également conseillé la population de Mutimbuzi, de promouvoir la culture en bloc et utiliser les techniques susmentionnées pour avoir une grande production.  Il a, en outre, promis aux agriculteurs de cette localité, des semences au cas où ils pratiqueraient ces techniques.

Quant à l’ingénieur agronome et secrétaire exécutif permanent de la commune Mutimbuzi, M.Jean  Damascène Citeretse, les techniques utilisées dans l’agriculture de conservation ont été apprises au Centre de Recherche Internationale  en agriculture, de Zimbabwe. Elles permettent de gagner une production intensive et sont basées à quatre piliers notamment la perturbation minimale du sol quand on prépare les champs, le paillage, la rotation ainsi que

 

le management intensif de haute qualité.  Il a ajouté que l’utilisation de ces techniques naturelles permet de restaurer le sol, de combattre l’acidité du sol à l’aide de la chaux.