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Formation des journalistes sur l’intégration de la dimension genre dans les productions médiatiques

ByAdministrateur

Mar 20, 2023

BUJUMBURA, 16 mars  (ABP) – Le Collectif des Associations et ONG féminines du Burundi (CAFOB)  a organisé, le mercredi 15 mars 2023, un atelier de formation de 20 journalistes sur l’intégration de la dimension genre dans les productions médiatiques. C’était dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Education des Filles pour un Avenir Meilleur (EDUFAM), exécuté en province Muyinga en commune Gasorwe.

                                                                                           vue partielle ees journalistes formés

La présidente du CAFOB, Mme  Espérance Nijembazi, a fait remarquer qu’actuellement les responsables des médias ont compris la dimension genre par rapport aux années antérieures. Le CAFOB veut davantage stimuler la sensibilité genre dans les productions médiatiques, a-t-elle souligné. Elle a ajouté qu’à travers cette formation, le CAFOB compte sur l’engagement des journalistes pour porter loin les notions d’égalité et d’équité,  et genre. Pour elle, les productions médiatiques qui tiennent comptent de ces notions, vont permettre de réduire les stéréotypes dans le traitement de l’actualité et encourager le leadership féminin de façon saine et non stéréotypée.

Mme Madone Kanyamuneza, en charge du projet «EDUFAM » a indiqué que, par rapport à ce projet éducatif des filles,  l’engagement des journalistes est très important pour inciter la communauté à plus de sensibilité pour que les filles restent à l’école, que ce soit dans la zone d’intervention ou dans tout le pays. Dans la zone d’intervention de ce projet à savoir la commune Gasorwe, province Muyinga, la scolarité des filles est confrontée à bons nombres d’obstacles, a-t-elle déploré. Comme l’a fait remarquer Mme Kanyamuneza, la pauvreté pousse les familles à privilégier l’éducation des garçons, les filles étant envoyées faire du travail rémunéré comme domestiques. Par ailleurs, les filles, victimes des violences basées sur le genre,  abandonnent l’école suite aux grossesses non désirées ou au mariage précoce.

La chargée de ce projet a, en outre, souligné que la culture est un élément qui bloque le maintien des filles à l’école, du moment que dans la zone d’intervention certaines gens pensent que la fille n’est pas destinée aux études mais au foyer. En dernier lieu, elle a mentionné la négligence de certains parents qui ne se soucient plus de l’éducation de leurs enfants, les laissant à eux-mêmes, qu’ils soient filles ou garçons.

Trois thèmes à savoir les obstacles sociaux qui empêchent les filles de se maintenir à l’école, la compréhension du genre et des concepts connexes, et enfin quelques terminologies des violences basées sur le genre définies par la loi,  ont été développés à l’endroit des 20 journalistes formés.