• mar. Juin 25th, 2024

La COGERCO en phase de redynamisation

ByAdministrateur

Juin 5, 2023

BUJUMBURA, 5 juin (ABP) – Le directeur général de l’entreprise de Gérance du coton (COGERCO), M. Gustave Majambere, a indiqué au cours d’une conférence de presse tenue le lundi 5 juin 2023, à l’endroit des médias, que la COGERCO est en phase de redynamisation.

Selon lui, le processus de redynamisation a débuté avec l’adoption par le gouvernement en 2019 de la stratégie nationale pour la redynamisation de la filière coton-textile-habillement du Burundi 2019-2027.  L’adoption de ce document stratégique a été suivie par la mise en place, par la primature de la République, d’un comité de pilotage de cette stratégie et d’un comité de suivi de sa mise en œuvre.

Majambere a fait savoir que pour la campagne 2022-2023, il était prévu de cultiver sur une superficie de 3500 hectares et avoir une production de 1800 tonnes de coton graine, mais malheureusement, suite à différentes contraintes qui ont été observées, notamment les inondations survenues dans certaines réserves cotonnières, surtout à Gatumba  Kigaramango, le manque de fertilisants, certains  coton-culteurs qui ne sarclent pas les champs à temps ; cette superficie n’a pas été atteinte.

Il a indiqué qu’ils ont pu cultiver sur une superficie de 3100 hectares, avec une production estimée sur base du comptage capsulaire de 1500 tonnes de coton graine.

Il a en outre indiqué que pour la campagne 2023-2024, la COGERCO prévoit cultiver sur une superficie de 5500 hectares, avec une production attendue de 3000 tonnes de coton graine.  Pour réaliser ces prévisions et accélérer le processus de redynamisation, ils vont faire entre autres, des études d’irrigation pour faire face aux effets liés aux changement climatiques, faire des recherches et des investissements à travers le partenariat public et privé, mettre en liaison des coopératives des coton-culteurs avec les institutions financières ou les micro finances pour faciliter l’accès aux crédits. Il faudra également renforcer des capacités des membres des coopératives des coton-culteurs et  initier les champs propres de la COGERCO car,  cette entreprise n’a jamais eu ses propres champs, à part les petits champs d’essai et les terres domaniales réservées à la culture du coton.

Actuellement, a-t-il souligné, les coton-culteurs ont été regroupés en coopératives et échangent des terres domaniales à exploiter sur base des contrats annuels.

Pour mieux travailler avec succès, le directeur général de ladite entreprise, a demandé aux intervenants dans la filière coton-textile-habillement de soutenir les efforts du gouvernement dans la redynamisation de la production cotonnière par des actions concrètes. Il a aussi demandé aux encadreurs de la COGERCO d’assurer un encadrement de proximité et de qualité et à l’administration, d’appuyer le comité de pilotage dans la recherche des terres pour l’extension.

Les coton-culteurs sont appelés de bien suivre les conseils des encadreurs et de bien respecter le parcours technique aussi bien que les calendriers.

Il n’a pas manqué, par ailleurs, de demander au ministère en charge de l’agriculture de procéder à l’affectation effective des terres déjà identifiées par le comité de pilotage.