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L’entreprise Hyacinthe Art House permet à certaines femmes burundaises d’être autonomes financièrement

ByAdministrateur

Juin 16, 2023

BUJUMBURA, 14 juin (ABP) – L’entreprise Hyacinthe Art House, spécialisée  dans la confection des objets d’art, à partir de la jacinthe d’eau, permet à certaines femmes burundaises d’être autonomes financièrement, selon Kathia Gretta Iradukunda, fondatrice de l’entreprise Hyacinthe Art House.

Au cours d’une interview qu’elle a accordée à l’ABP, mardi le 13 juin 2023.

Mlle Iradukunda,  âgée de 27 ans, a fait savoir qu’elle a créé l’entreprise ‘’ Hyacinthe Art House’’ en mars 2022, après avoir découvert sur internet, qu’on peut transformer des objets d’art à partir de la jacinthe d’eau, une plante  considérée comme une menace environnementale. Elle a souligné que son principe est de tirer profit de cette plante, en protégeant également les lacs.

En compagnie de quelques jeunes, elle collecte des feuilles de cette plante, qui sont ensuite séchées pendant deux à trois semaines, selon qu’on est en saison sèche ou pluvieuse’’, a-t-elle indiqué. Après le séchage, ces feuilles sont transportées dans une coopérative de la province de Bubanza, dénommée Synergie des Coopératives Artisanales de Bubanza (SCABU), avec laquelle  Mlle Iradukunda,  a établi le partenariat. Cette coopérative regroupe plus de 145 femmes qui se spécialisent dans le tressage. En associant ces feuilles de jacinthe d’eau sèches, à d’autres plantes comme le sisal et le raphia, elles produisent de bons objets divers notamment des corbeilles, des abats jours, des sacs d’épicerie, des nappes de tables, des vases etc.

La fondatrice de ladite maison a en outre indiqué que tous les objets qu’elles fabriquent sont exposés dans une boutique, au cercle hippique de Bujumbura. ‘’C’est là que les clients les retrouvent’’, précise-t-elle. Elle a aussi fait savoir que certains touristes ou burundais vivant à l’étranger, peuvent aussi choisir leur design sur les plateformes de l’entreprise et on leur confectionne des objets, selon leurs préférences.

Mlle Iradukunda a également fait savoir que l’entreprise compte évoluer vers la fabrication des tapis, des chaises, des tables, les emballages biodégradables, etc.

Des défis ne manquent pas, selon elle, et demande un soutien financier pour se procurer certains matériels de protection, entre autres des bottines et les gants. Et durant la saison pluvieuse, cette entrepreneuse écologique indique que c’est difficile de trouver un espace de séchage adéquat. Elle demande au gouvernement du Burundi, qui ne cesse d’encourager les jeunes à s’intégrer dans des coopératives ou activités génératrices de revenus, de leur accorder un grand espace et des techniques modernes de séchage, ce qui pourra faciliter leur tâche.

De plus, a-t-elle affirmé, c’est une entreprise qui génère de bons résultats car,  ces femmes parviennent à subvenir aux besoins familiaux, scolariser leurs enfants, bien s’habiller. Il y en a même qui ont déjà construit leurs propres maisons en tôles.