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ABP - Agence Burundaise de Presse

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Les enfants qui ont observé convenablement le calendrier vaccinal sont concernés par la campagne de vaccination contre la poliomyélite

ByAdministrateur

Août 18, 2023

BUJUMBURA, 16 août (ABP) – Un enfant qui a bien observé le calendrier en cours a besoin de participer dans cette campagne de vaccination contre la poliomyélite dont le 2ème passage  de la campagne de vaccination qui débute ce 17 août 2023. Ce sont les propos de Mme Aline Ndayishimiye, présidente de l’Association Burundaise des Pédiatres, lors d’une réunion d’échange entre les pédiatres et les autorités du Programme Elargi de Vaccination sur cette campagne.

Mme Ndayishimiye a expliqué que dans le programme actuel, on administre un vaccin qui protège seulement contre 2 sero-types de poliomyélite alors qu’il y a 3 types le sero-types. Les séro-types 1 et 2 figurent dans le programme actuel mais le serotype 2 n’y figure pas. D’où la vaccination pour tous les enfants même vaccinés s’impose. Mme Ndayishimiye poursuit en indiquant que la campagne a pour mission de protéger contre de sero-type 2 car les 2 autres sero-types 1 et 3 ne protègent pas contre le sero-type 2. « On a besoin d’être protégé contre les 3 sero-types pour qu’on se dise que l’enfant est correctement protégé contre la poliomyélite», a-t-elle indiqué.

Au moment où il y a 3 vaccins (1er, 2ème et 3ème passages), Mme Ndayishimiye explique que quand on donne une dose le corps fabrique des anticorps, avec comme conséquence, la chute des anticorps qui protège l’organisme. Les 2ème et 3ème doses viennent renforcer le corps en remontant à son maximum le taux d’anticorps qui vont protéger l’enfant pendant plusieurs années.

Par rapport aux effets secondaires que peuvent avoir les vaccinés, Mme Ndayishimiye a fait savoir que les effets secondaires sont minimes. Elle a expliqué qu’il y a plus de bénéfice que de risque de faire vacciner son enfant : un enfant qui n’a pas été vacciné a un risque de paralysie et cette  paralysie peut être irréversible.

En tant que pédiatre, Mme Ndayishimiye interpelle tous les parents qui ont les enfants qui se trouvent dans la tranche visée par la campagne de vaccination de répondre massivement à cette campagne de vaccination. De collaborer avec les vaccinateurs dans l’intérêt des enfants et de la nation, a-t-elle conclu.

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.
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