• ven. Mai 24th, 2024

Une nouvelle stratégie pour parler de la SSR/PF

ByAdministrateur

Sep 5, 2023

BUJUMBURA, 5 sept (ABP) – L’organisation non gouvernementale (ONG) Twitezimbere dans son projet « Engagement multi-acteurs pour la planification familiale » adopte une nouvelle stratégie, la mise en place d’un groupe provincial d’échange et de plaidoyer pour parler de la santé sexuelle reproductive en se focalisant sur la planification familiale en province Bujumbura, a constaté l’ABP.

Dans une interview accordée à l’ABP la semaine dernière, la secrétaire exécutive du projet Mme Sonia Akimana a donné la composition et les missions de ce groupe de multi-acteurs.

En effet, a-t-elle indiqué, le groupe est composé de gens issus de quatre secteurs, le secteur public comme le représentant du gouverneur, le représentant du médecin provincial, celui de l’hôpital de Rushubi en commune Isare et le secteur de la société civile comme des associations qui ont comme activités la santé sexuelle de la reproduction. Parmi elles, a-t-elle insisté, il doit y avoir celles des femmes et des enfants. Nous devons accorder une attention particulière à cette catégorie car le pays est aujourd’hui constitué en grande partie de femmes et de jeunes et parmi les jeunes, il y a des grossesses non désirées dans les écoles et dans le voisinage.

Ensuite, il y a le secteur religieux, celui des représentants des confessions religieuses. C’est une catégorie importante dans la société a signalé, Mme Akimana, dans la mesure où ces gens sont très respectés par leurs adeptes, ils font des rencontres et tiennent des assemblées et si ces personnes comprennent et répercutent le programme de santé sexuelle reproductive à leurs croyants, le pays sera sur une bonne lancée pour faire face à l’accroissement inquiétant de la population burundaise actuelle en pratiquant la planification familiale.

Si on revient en arrière, a-t-elle prévenu, on ne peut pas mettre en marge le directeur provincial de l’éducation (DPE) qui a un grand rôle à jouer. C’est lui qui fournit les données des grossesses non désirées en milieu scolaire, qui renseigne sur la situation dans les écoles.

S’agissant des missions qui les attendent, Mme Kimana a révélé que les membres de ce groupe doivent se documenter, s’informer et rassembler les obstacles qui font que les Burundais et Burundaises n’adhèrent pas de façon convenable à la planification familiale des naissances. Il s’agira de déterminer où se trouve le problème. Est-ce que c’est dans le voisinage que le problème se pose la non adhésion aux méthodes contraceptives modernes ? Tout cela va amener les membres de ce groupe à s’asseoir, à penser, à relever les grands obstacles, chacun dans son domaine, voir pourquoi dans les églises, dans les écoles, il y a des difficultés et c’est après que les solutions seront proposées aux décideurs, à qui on fera le plaidoyer pour qu’ils prennent des décisions bénéfiques à la population, a-t-elle renchéri.