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Les contrats qui défavorisent le pays doivent être revus, selon les élus du peuple

ByAdministrateur

Oct 11, 2023

BUJUMBURA,  3 oct. (ABP) – Le 1er Ministre M. Gervais Ndirakobuca, a présenté, lundi, le 2 octobre 23, devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, les réalisations du gouvernement, au cours du 2ème semestre de l’année budgétaire écoulée 2022-2023.

A cette occasion, les parlementaires ont exposé leurs inquiétudes vis-à-vis des pertes que le Burundi enregistre dans certains contrats que le Burundi signe avec les entreprises d’exploitation des minerais ou autres. Ils ont demandé au 1er Ministre ce que le gouvernement compte faire à propos, interpellant le gouvernement de tout mettre en œuvre pour y remédier, en renégociant tous les contrats qui défavorisent le Burundi.

Le 1er Ministre a reconnu que depuis 2015, une série de contrats en défaveur du Burundi ont été négociés et signés.

Ces contrats étaient des contrats d’adhésion, selon lui. Pareils contrats sont légion, a-t-il affirmé, donnant les exemples  des terres rares de Gakara , de la privatisation du café.

Ces contrats dénotent un déséquilibre de négociation en défaveur du Burundi, a-t-il dit. Il a ainsi informé que le gouvernement est à l’œuvre pour y remédier, afin que les contrats soient gagnants-gagnants. Il a indiqué que la patience est la ligne de front que le gouvernement s’est fixée lors des négociations, qui s’annoncent parfois difficiles.

Les parlementaires ont interpellé le 1er Ministre par rapport au cadre légal utilisé par les membres du gouvernement. Ils ont, à cet effet,  interpellé les membres du gouvernement à être à jour en faisant recours aux lois actuelles votées le parlement. S’exprimant à ce propos, M. Ndirakobuca, a fait remarquer que le cadre légal est à revoir. Des décrets lois datant d’antan, avant la mise en place d’un parlement, il y a plus de 30 ans, sont encore d’actualité, a-t-il indiqué. Pour le 1er Ministre, ces décrets lois n’auraient pas raison d’être. Ainsi, les lois promulguées par le chef de l’Etat sans consultation d’un parlement, ces derniers doivent  été analysés et approuvés par le parlement sous la forme de loi.

  1. Ndirakobuca a fait savoir qu’il a informé les membres du gouvernement à soumettre tous les décrets lois au parlement, afin qu’ils soient analysés et votés comme des lois.

Par rapport à la proposition de mettre sur place des lois spécifiques de lutte contre la corruption dont la loi sur la déclaration des biens pour les personnalités politiques qui entrent dans de hautes fonctions, la loi sur la lutte contre la corruption, …,  il a reconnu que l’argument est de taille et compréhensif.

Il a interpellé les parlementaires à soutenir les membres du gouvernement dans la mise en place de ces lois, reconnaissant que la prérogative d’initier des lois, leur est reconnue par la constitution.

Les parlementaires ont posé, également, la question de savoir s’il y avait une plus-value par rapport aux moyens injectés actuellement pour permettre à la population de s’approvisionner en engrais chimiques produits par FOMI. Au cas contraire, de prendre d’autres dispositions pour s’approvisionner sur d’autres marchés.

Vue partielle des députés

M. Ndirakobuca a expliqué que le défi majeur est le monopole. Au moment où l’approvisionnement en engrais chimiques est assuré par le seul FOMI, le 1er Ministre a informé que ce monopole allait prendre fin car, une nouvelle usine, qui produira des engrais conformément aux propriétés du sol, verra bientôt le jour en commune Bugendana.

Les parlementaires ont enfin exposé la préoccupation par rapport à la nouvelle exigence de faire payer les billets d’avion en devises. Le 1er Ministre a répondu que la mesure prise ne constitue pas la solution au problème posé. Le problème ayant été posé étant que la banque centrale ne restitue pas en devises la monnaie nationale perçue lors de la vente de billets, les compagnies aériennes exigeant la contrepartie en devises.

M. Ndirakobuca a informé, par la même occasion, que cette mesure allait être suspendue, en permettant aux voyageurs de continuer à payer leurs tickets en monnaie locale. « Les personnes moyennes qui ont besoin de voyager ne seraient ps favorisées, même la maîtrise du taux de change serait mis en cause », a-t-il conclu.