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L’éradication de la corruption à grande échelle, un des préalables pour une relance économique, selon l’OLUCOME

ByAdministrateur

Nov 17, 2023

BUJUMBURA, 8 nov (ABP) – L’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME), a organisé, mardi le 7 novembre 2023, un point de presse pour s’exprimer par rapport aux conclusions de différents rapports sur la gouvernance économiques, et sur les dépenses publiques allouées aux exercices budgétaires.

L’OLUCOME s’étant basé, selon son président M. Gabriel Rufyiri, sur le rapport d’experts dressé et piloté par le ministère en charge des Finances en ce qui concerne les Dépenses Publiques et Responsabilités Financières au Burundi (Public Expenditure and Financial Accountability in Burundi : PEFA), un rapport qui s’étale sur les trois années budgétaires précédentes.

L’OLUCOME s’étant aussi inspiré du rapport dressé par des experts du Fonds Monétaire

 
                                       M Ninteretse expert en Leadership et Management des Organisations

International en visite au Burundi, sans oublier le contenu des questions orales adressées  au ministre en charge des Finances, par rapport à l’utilisation du budget annuel.

  1. Rufyiri a apprécié qu’il se remarque des signes d’espoir d’une possible relance économique du Burundi. Citant l’engagement politique du président de la République, qui a fait de la corruption son cheval de bataille et qui prend des mesures qui assurent le redémarrage économique. L’autre signe, selon lui, ce sont les rapports qui orientent le gouvernement pour prendre de bonnes décisions et le fait que le gouvernement a accepté que  ces missions puissent avoir lieu. M. Rufyiri a signalé l’autre espoir, la vision du chef de l’Etat : « Burundi pays émergent en 2040 et développé en 2060 ».

Pour lui, il y a des préalables pour que cette relance économique soit une réalité. Il évoque en 1er lieu, l’assurance d’une stabilité politique du pays, sur le très long terme. En deuxième ressort, M. Rufyiri a félicité le gouvernement pour avoir adopté un budget programme, « budget citoyen », un des piliers pour atteindre la vision du gouvernement, mais a demandé que la population soit mis au centre pour être consultée sur ses réels besoins.

A ce propos, il a interpellé à une bonne planification, depuis la définition des indicateurs, l’exécution du budget et l’évaluation de la bonne exécution. Notant au passage que des efforts considérables doivent être consentis dans ce domaine du moment que le personnel qualifié et compétent est peu nombreux. Même les plus compétents étant redéployés à chaque fois, une stabilité administrative s’impose.

  1. Diomède Ninteretse, expert en Leadership et Management des Organisations, invité du café de presse pour fournir son analyse des différents rapports, suggère une éradication de la corruption et de la fraude à grande échelle.

Il a salué l’engagement du président de la République qui s’est fixé l’objectif de l’éradication de la corruption. Il lui a lancé un appel à la mise en place d’une stratégie adéquate qui donne plus de force aux régulateurs dans le domaine de lutte contre les malversations économiques, en leur fournissant des moyens financiers et les formations nécessaires.

  1. Niteretse a également proposé la mise en place d’un système national d’intégrité efficace, facile à concevoir et à mettre en œuvre. Les deux intervenants ont aussi insisté sur la transparence, la traçabilité dans tous les processus, depuis la conception et l’évaluation de la bonne exécution du budget, en gardant en mémoire que tous les responsables de la chaine d’exécution sont tenus de respecter le principe de redevabilité auprès des Burundais.