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Lancement officiel du projet de facilitation du commerce et intégration dans la région des Grands Lacs

ByAdministrateur

Nov 30, 2023

BUJUMBURA, 24 nov (ABP) – Le secrétaire permanent au ministère du Commerce, du  Transport, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Christine Niragira a procédé jeudi le 23 novembre 2023, au lancement du projet de facilitation du commerce et intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

Mme Niragira a annoncé dans son discours, que le gouvernement du Burundi, à travers le ministère en charge du commerce, avec l’appui de la Banque mondiale, est en train de mettre en œuvre un projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs, dans l’objectif  de faciliter les échanges et améliorer la commercialisation des chaînes de valeur sélectionnées, ciblant principalement les petits commerçants (en particulier les femmes commerçantes), dans les régions frontalières de la région des Grands Lacs.

Elle a indiqué que ledit projet vient en appui dans la réalisation des mesures visant à répondre aux obstacles les plus contraignants le long des frontières entre la République du Burundi et la République Démocratique du Congo. Ce sont les difficultés survenant lors du passage aux frontières pour les petits commerçants nécessitant les réformes de procédures de gestion des frontières, la faiblesse des infrastructures, le manque d’installations appropriées pour la collecte, le groupage, la transformation, le conditionnement, l’étiquetage ainsi que le stockage des marchandises à commercialiser, a-t-elle expliqué.

                                                                                                         Mme Clôtilde Niragira

Le PFCIGL vient également en complément au projet de construction du chemin de fer d’Uvinza-Musongati-Gitega-Bujumbura/Uvira-Kindu, qui développera les échanges commerciaux entre les deux pays. Il va aussi appuyer la mise en œuvre effective de l’Accord commercial entre la République du Burundi et la République Démocratique du Congo, signé à Kinshasa le 29 avril 2022, en ce qui concerne le développement du commerce transfrontalier, les mesures sanitaires et phytosanitaires, la collaboration des administrations douanières, la facilitation en matière de circulation des personnes, la promotion commerciale et mesures de facilitation, pour ne citer que ceux-là.

Mme Niragira a en outre signalé que la volonté de ce projet est traduite à travers tous les documents de planification stratégique du pays, en particulier le PND et la vision du Burundi pays émergent en 2040 et développé en 2060. Certes, a-t-elle fait remarquer, le PFCIGL contribuera à atteindre la finalité de la vision, qui est de faire du Burundi une nation prospère, grâce à une augmentation soutenue de la production des biens et services, des changements structurels conduisant à l’augmentation de l’espérance de vie, la satisfaction des besoins fondamentaux, la réduction des inégalités ainsi que la réduction du chômage et de la pauvreté dans toutes ses dimensions.

Elle a affirmé que tous les acteurs bien éclairés du secteur économique s’accordent sur la nécessité d’améliorer le commerce transfrontalier en vue d’améliorer significativement le niveau d’intégration et l’adaptation à l’évolution des besoins économiques du pays.

Pour terminer ses propos, le secrétaire permanent au ministère en charge du commerce a remercié la Banque mondiale et l’équipe en charge de la gestion du projet de facilitation du commerce et intégration dans la région des Grands Lacs, pour les efforts fournis et la qualité du travail déjà abattu jusqu’à l’étape de la mise en œuvre des activités tels que convenu entre la Banque mondiale, les partenaires techniques et financiers et le Burundi, en tant que bénéficiaire.

De son côté, la coordinatrice du projet, Mme Clotilde Nizigama a précisé que le PFCIGL comporte quatre composantes à savoir améliorer l’environnement réglementaire pour le commerce transfontalier, améliorer les infrastructures commerciales de base, appuyer la commercialisation des chaînes de valeur transfrontalières et appuyer la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation. Elle a ajouté que ce projet est financé entièrement par la banque mondiale à hauteur de 90millions de dollars américains.

Il est à signaler que ce projet prévoit la construction  de quatre postes frontaliers de Gatumba, de  Vugizo, Buganda et Mparambo.