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Le chef de l’Etat exhorte les Burundais à travailler assidûment pour la réussite de la vision 2040-2060 

ByAdministrateur

Jan 5, 2024

BUJUMBURA, 2 jan (ABP) – Lors du message à la nation  prononcé dimanche le 31 décembre 2023, le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a souhaité les meilleurs vœux du nouvel an 2024 qui a pour thème : « Bâtir les fondations d’un Burundi émergeant en 2040 et développé en 2060 en améliorant les conditions de vie des citoyens burundais (Twubake umushinge w’imbonakazoza y’igihugu cigaba kikigaburira mu 2040 n’igihugu giteye imbere mu 2060 duhereye guteza imbere ubuzima bw’abenegihugu) ».

Pour la réussite de « la vision 2040-2060″, le chef de l’Etat a appelé les Burundais à changer de mentalité, travailler assidûment dans tous les secteurs pour augmenter la production afin de bien combattre la pauvreté.

Dans leurs projets de développement, les Burundais doivent aussi exploiter les ressources naturelles dont dispose le pays comme la pluie, un sol fertile, les pierres précieuses, les ressources en eau et autres, a déclaré le chef de l’Etat.  Il a, à cette occasion, félicité les jeunes qui ont déjà compris l’importance de s’atteler aux travaux de développement et les a invités à inciter d’autres jeunes à leur emboîter le pas. Il a exhorté les leaders à servir de modèle dans la protection du trésor public tout en évitant la corruption et les malversations économiques. Les fonctionnaires de l’Etat doivent changer de mentalités en augmentant la production pour être rémunérés selon leurs productions.

Quant aux opérateurs économiques, ils sont appelés à oser à implanter des industries, exporter leurs produits à l’étranger pour faire rentrer au pays des devises, payer les impôts et taxes, et donner de l’emploi.

Pour réussir cette même vision 2040-2060, le président de la République a  révélé que l’Etat burundais se prépare à disponibiliser le capital humain qualifié qui sera formé dans les centres de formation professionnelle déjà mis en place dans le pays.

Selon le numéro un burundais, le pays a aussi besoin de renforcer la paix, la sécurité et la bonne gouvernance ; et lutter contre la corruption, l’injustice et les malversations économiques pour arriver au développement durable. Il faut également qu’il y ait des réformes en matière de paiement des impôts et taxes où le nouveau système de paiement électronique permettra d’éviter l’évasion fiscale et la fraude pour avoir plus de recettes et faire beaucoup de projets de développement pour le pays. Le nouveau système du budget programme déjà initié permettra la bonne gestion du trésor public.

La construction du chemin de fer Uvinza-Musongati-Gitega, qui reliera la Tanzanie, le Burundi et la RDC, sera un moyen de transport plus sécurisé et moins cher qui permettra de réduire la pauvreté et le développement du commerce intérieur et extérieur.

Dans le secteur de la justice, le gouvernement du Burundi est en train de déployer tous ses efforts pour mettre en exécution les jugements rendus, a affirmé le chef de l’Etat, signalant que pour ce qui est des jugements qui ont été mal exécutés dans le passé, il y a des lois en cours de révision pour voir comment les mettre en exécution. Il n’a pas manqué de signaler que les détenus accusés de petites infractions seront bientôt libérés pour aller faire des travaux de développement étant dans leurs familles. Cela permettra même de désengorger les prisons. Il a félicité et encouragé les magistrats qui exercent suivant la déontologie de leur métier.

Pour terminer, le chef de l’Etat a invité les Burundais à bien collaborer pour la réussite du prochain Recensement général de la population, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) en donnant des informations fiables car, a-t-il expliqué, c’est à partir des données du recensement qu’on aura beaucoup d’informations qui serviront dans la planification d’un Burundi émergeant en 2040 et développé en 2060.

Le président de la République du Burundi n’a pas oublié de condamner les massacres commis par le groupe  » Red Tabara » depuis 2015. Il a cité les massacres commis à Ruhagarika en 2018 et ceux commis à Vugizo en zone Gatumba de la commune Mutimbuzi en décembre 2023. Affirmant que « Red Tabara  » a son siège au Rwanda et qu’il est soutenu par ce pays, le président Ndayishimiye a fait savoir que le gouvernement du Burundi attend toujours que ces Burundais soient extradés au pays pour être traduits en justice. Il a précisé que les négociations faites entre le Burundi et le Rwanda à ce sujet n’ont abouti à rien. Le chef de l’Etat a invité tous les Burundais à rester vigilants et œuvrer dans la quadrilogie pour sauvegarder la paix et la sécurité car, a-t-il signifié, sans la paix et la sécurité, aucun projet de développement n’est possible.