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La malnutrition aiguë sévère et modérée pour les femmes enceintes peut endommager la croissance des enfants

ByAdministrateur

Fév 23, 2024

BUJUMBURA, 16 fev (ABP) – Le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le sida, à travers le Programme national intégré d’alimentation et de nutrition (PRONIANUT), a organisé jeudi le 15 février un atelier de concertation sur la feuille de route d’appropriation du programme de prise en charge de la malnutrition aiguë modérée au Burundi.

Dans son allocution, Mme Gloriose Ndayizeye, qui a représenté le ministre en charge de la Santé publique, a indiqué que le programme de prise en charge de la malnutrition aiguë modérée se base sur la supplémentation des enfants de 6 à 59 mois, des femmes enceintes et des mères allaitantes malnutries avec des produits nutritifs spécialisés dans les services de supplémentation nutritionnelle, accompagnée par la communication pour le changement social et comportemental dans les structures sanitaires.

D’après Mme Ndayizeye, ce programme a été mis en œuvre dans les provinces et districts sanitaires où le taux de prévalence de la malnutrition aiguë globale chez les enfants est supérieur de 10%. Elle a évoqué d’autres, situés 5 et 9%, qui aggravent la détérioration de la situation nutritionnelle, à savoir le faible accès aux services d’assainissement et d’hygiène de base, la surpopulation, l’insécurité alimentaire et la mortalité accrue due à certaines maladies comme la diarrhée, les infections respiratoires aiguës, le parsisme et la rougeole.

S’agissant de la situation nutritionnelle et la mortalité, a-t-elle précisé, la diminution du taux de prévalence de la malnutrition aiguë globale est en dessous du seuil de la situation acceptable, selon la classification de l’OMS. Ce taux est passé de 6,1% à 4,8%.

Ainsi donc, le ministère en charge de la Santé publique a mis en place un comité multisectoriel afin d’élaborer une feuille de route d’appropriation dudit programme et de réfléchir sur les mesures alternatives aux produits nutritifs spécialisés au Burundi, a-t-elle annoncé.

Lors de son exposé, le directeur du PRONIANUT, Dr Fidèle Nkezabahizi, a fait savoir qu’en vue de prévenir la malnutrition aiguë modérée chez les femmes enceintes et allaitantes, il faut que le régime alimentaire soit amélioré pour chaque ménage et l’utilisation des aliments locaux au niveau collinaire et communautaire soit promue. 

Selon Dr Nkezabahizi, le suivi évaluation de la feuille de route est important car, une fois approuvé, il représentera un plan national de transition pour une gestion et un financement du programme de prise en charge de la malnutrition aiguë modérée par les structures gouvernementales. Il a par ailleurs signalé qu’avec la contribution de chacun, la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée des enfants de 6-59 mois et des femmes enceintes et allaitantes sera priorisée pour le bien-être sanitaire et nutritionnel de ces groupes vulnérables afin de renforcer le capital humain durable.

Dr Nkezabahizi a souligné qu’il est nécessaire de dépister trimestriellement la malnutrition chez les femmes enceintes et allaitantes.