• sam. Avr 20th, 2024

Le ministre en charge des TIC s’exprime par rapport à la recrudescence des vols via Lumicash et Ecocash

ByAdministrateur

Fév 28, 2024

BUJUMBURA, 24 fév (ABP) – La ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias, Mme Léocadie Ndacayisaba, a animé une conférence de presse, le vendredi 23 février 2024, par rapport à la recrudescence de cas de vols via Lumicash et Ecocash et d’autres cas d’escroquerie enregistrés, en utilisant les technologies de l’information et de la communication.

Mme Ndacayisaba a relevé que depuis un certain temps de pareils cas sont enregistrés, même lors des descentes des membres du Gouvernement dans tout le pays, la population a informé à ces derniers les cas de vols de la monnaie électronique.

Revenant sur ces cas de vols, la ministre Ndacayisaba a signalé la multiplicité de pareils cas. D’une part en matière de transfert ou de retrait d’argent où soit les usagers deviennent victimes de vols ou les agents eux-mêmes, d’autre part être victime de vol de téléphone.

Vue partielle des participants

Pour arrêter ce phénomène, Mme Ndacayisaba a annoncé une série de mesures. A l’endroit des usagers des téléphones mobiles, elle a recommandé que pour se prévenir des vols soit de données d’argent sur les comptes électroniques ou tout simplement de vol de téléphones, ces derniers doivent garder à l’esprit que le téléphone est personnel, en cas de forfaits commis en utilisant leurs téléphones qu’ils seront responsables. En cas de perte, elle leur a interpellé à faire une déclaration de perte dans les meilleurs délais auprès des organes habilités (l’ARCT et la Police)

Pour d’autres cas d’escroquerie sur téléphone, elle a interpellé à plus de vigilance en s’informant sur la véracité des informations qui leur sont transmises (offres d’emploi, visa), sollicitant des paiements de leur part.

A l’endroit des agents, elle a interpellé à plus de vigilance pour se prévenir de ces cas de vols. En cas de vols, elle leur a invité à appeler au numéro 163 dans de brefs délais, l’argent volé sera ensuite directement gelé, tout en informant, en cas de vol avec des preuves tangibles, soit en transférant, soit en retirant de l’argent, l’argent lui sera remis endéans trois jours.

A l’endroit des opérateurs, elle a interpellé à la protection des usagers, pour ne pas être des victimes suite aux TIC relevant soit de la responsabilité de l’opérateur en soi ou le personnel.

Pour Mme Ndacayisaba, les opérateurs sont tenus d’informer leurs clients à chaque fois que des nouveautés sont introduites sur le réseau, pour que ces dernières ne soient pas victimes des déconvenues causées par ces nouveautés.

En matière de transfert ou retrait de la monnaie électronique, ces opérateurs sont tenus tout d’abord, de former les agents qui seront envoyés sur terrain.

Les opérateurs de la téléphonie mobile ont été interpellés à la protection des données personnelles des clients, si ces dernières ne sont pas sollicitées par les organes habilités. En dernier ressort, il est demandé à ces opérateurs d’apporter assistance aux victimes de vols d’argent ou de téléphones.

Mme Ndacayisaba a tenu à annoncer d’autres mesures qui seront prises au niveau du Gouvernement. Elle a annoncé la mise en place d’une plateforme qui réunit l’ARCT, les opérateurs de téléphonie mobile et la police, pour permettre à tout le monde de recourir à leur aide et être servis dans de meilleurs délais, sans toutefois se déplacer vers Bujumbura où se situent les sièges.

Le ministère en charge des TIC compte collaborer avec le ministère public afin d’ouvrir des dossiers en cas de preuves tangibles de vols. Elle a également informé qu’il sera initié des sensibilisations envers les usagers pour se prévenir contre pareils cas de vols. A ce propos, des messages seront transmis via les médias, les églises et dans les espaces publics, selon le ministre en charge des TIC.

Pour ce qui est du cadre légal, elle a précisé qu’afin de se conformer à la règlementation internationale en matière de cybercriminalité et cybersécurité, des textes réglementaires sont en cours de préparation et seront présentés pour approbation au Gouvernement, pour que le Burundi ratifie la convention internationale sur la cybercriminalité et la convention internationale sur la cybersécurité.