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Tout le monde peut avoir besoin de la réadaptation à un moment de la vie

ByAdministrateur

Mar 8, 2024

BUJUMBURA, 6 mars (ABP) – Le ministère de la Santé publique et la Lutte contre le Sida, en collaboration avec l’Agence pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’étranger, ont organisé mercredi le 6 mars 2024, une journée de lancement officiel du plan stratégique de la Réadaptation 2023-2027 au Burundi.

Dans son mot d’ouverture, la directrice générale des services de santé au ministère de la Santé publique et la Lutte contre le Sida, Mme Cleophile Akindavyi a fait remarquer que ce ministère a élaboré le plan Stratégique de réadaptation au Burundi, pour la période 2023-2027 car, ce plan représente un levier crucial pour le développement de la réadaptation au Burundi, visant à renforcer les efforts de ce ministère sur plusieurs fronts.

Elle a cité notamment l’amélioration de la qualité des services, des infrastructures et des équipements dédiés à la réadaptation, le renforcement des ressources humaines spécialisées, l’utilisation des données et de la recherche pour guider les actions, l’augmentation des financement alloués à ce domaine et l’accès élargi aux technologies d’assistance.

La directrice générale des services de santé a signalé que la réadaptation constitue un pilier essentiel de santé, au même titre que les soins préventifs, curatifs et de promotion de la santé. Elle offre une réponse thérapeutique cruciale face aux divers enjeux de santé publique et aux handicaps qui en découlent au sein de notre société.

Pour sa part, la représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé OMS, dans cette activité, Mme Denise Nkezimana a précisé que l’OMS   a contribué   activement à la mise en place de ce plan stratégique, en vue d’accroitre l’accès à toutes les interventions de la réadaptation, dont la kinésithérapie, adaptées aux besoins, abordables, efficaces et centrées sur la personne à tous les niveaux de besoins de santé et qui atteignent les gens dans leurs communautés.

Mme Nkezimana a, à cet effet, souligné que la réadaptation regroupe l’ensemble des interventions conçues pour optimiser le fonctionnement et réduire le handicap des personnes souffrant de problème de santé lorsqu’elles interagissent avec leur environnement.

Mme Denise Nkezimana

Par conséquent, la réadaptation aide un enfant, un adulte ou une personne âgée   à être aussi indépendant que possible dans les activités quotidiennes et lui permet de pouvoir étudier, travailler, avoir des loisirs et assurer des rôles importants dans la vie.

En outre, la réadaptation peut aider à réduire, à prendre en charge ou à prévenir les complications associées à de nombreux problèmes de santé, notamment ceux liés aux lésions de la moelle épinière, aux AVC ou aux fractures.

A l’échelle mondiale, a-t-elle ajouté, on estime que 2,4 milliards de personnes vivent actuellement avec un problème de santé pour lequel la réadaptation peut être bénéfique.

Dans certains pays à revenu faible, comme le Burundi, plus de 50% de personnes qui en ont besoin ne bénéficient pas de services de réadaptation, soulignant que les situations d’urgence comme les conflits, les catastrophes naturelles et les flambées épidémiques augmentent considérablement les besoins en réadaptation, alors même qu’elles perturbent les services de réadaptation.

La réadaptation est donc un élément important de la couverture sanitaire universelle et aussi une stratégie essentielle pour atteindre l’objectif   de développement durable de permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

Elle a également  affirmé  que l’OMS  à  travers son bureau pays continuera à soutenir les efforts du gouvernement  burundais par des appuis techniques, en collaboration avec les partenaires au développement et d’autres parties prenantes, pour alléger le fardeau des maladies non transmissibles, en général et  les besoins en réadaptation, en particulier car , a-t-elle souligné, tout le monde  peut avoir  besoin de la réadaptation  à un moment donné  de sa vie, à la suite d’une blessure, d’une chirurgie, d’une maladie ou d’un trouble…

Le représentant de l’Agence pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger, APEFE, au Burundi, M Olivier Jadin a indiqué que les soins de réadaptation sont de plus en plus essentiels au Burundi, en Afrique et dans le monde entier, au fur et à mesure que la population vieillit, que l’épidémiologie des maladies handicapantes augmente suite aux traumatismes de la route, les affections cardiovasculaires, les maladies respiratoires et bien d’autres encore.

Ces maladies perturbent profondément le fonctionnement des personnes dans leur environnement social et familial et, en plus, ces derniers provoquent le handicap chez celles et ceux qui en sont victimes et ne peuvent plus participer aux activités de la vie quotidienne.

Il n’a pas manqué de signaler que l’APEFE ne ménagera aucun effort pour poursuivre son travail en synergie avec les intervenants en matière, pour agrandir la réadaptation dans le système de santé du Burundi et la rendre accessible à tous.