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Les représentants des confessions religieuses sont appelés à intervenir dans le secteur judiciaire

ByAdministrateur

Mar 15, 2024

BUJUMBURA, 13 mars (ABP) – Le président du Sénat, Emmanuel Sinzohagera a tenu mardi le 12 mars 2024, une réunion à l’endroit des représentants des confessions religieuses et du secteur judiciaire, pour échanger sur le renforcement de la justice, sous le thème : « Le rôle des églises dans le renforcement de la justice au Burundi ».

Préoccupé par des problèmes qui s’observent dans le secteur de la justice, M. Sinzohagera a appelé les confessions religieuses à multiplier les prédications relatives à la corruption afin de *combattre ce dernier et appliquer les décisions prises par les tribunaux. Ce qui fait triste, a-t-il ajouté, les juges qui commettent de l’injustice, sont des fidèles de différentes religions. C’est dans cette perspective que le Sénat burundais a voulu rencontrer les responsables des confessions religieuses et ceux qui œuvrent dans le secteur de la justice pour échanger ensemble comment aider le secteur judiciaire à bien réaliser sa tâche.

Sinzohagera a indiqué que c’est honteux de voir les doléances de la population acheminés au président de la République alors que les responsables religieuses pouvaient aider dans le respect de la loi. Il a demandé à ces leaders religieux de conseiller les Chrétiens à bien servir de modèle dans la société.

Lors des échanges, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit de l’Etat de promouvoir les projets de développement et de croissance économique pouvant générer de l’emploi et le bien-être de la population. Ils ont aussi souhaité la mise en place d’un cadre légal qui promeut une justice équitable pour tous, surtout le fait de revoir la politique salariale applicable aux fonctionnaires du domaine de la justice.

Au Sénat, ils ont recommandé d’organiser de telles réunions dans tous les coins du pays pour inciter les représentants des confessions religieuses à apporter leur contribution pour que la population puisse changer de mentalité et travailler dans la logique de la vision d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.

Au ministère de la justice, les participants ont émis le souhait d’éradiquer la corruption qui occasionne des jugements injustes. Ils ont également suggéré de donner de l’emploi aux personnes compétentes en vue de diminuer ou même éradiquer les erreurs judiciaires qui se remarquent, et de sensibiliser les magistrats à rendre les jugements à temps ainsi que leur mise en application.

Les participants quant à eux, ils sont convenus de servir toute la population sans aucune distinction, d’approcher et de former leurs adeptes en leur prodiguant de conseils en matière de renforcement de la justice dans leur entourage, sans oublier de prier pour un changement allant dans le sens d’appliquer une justice équitable.

Ils ont en outre signalé de sensibiliser les croyants du domaine de la justice que Dieu n’approuve pas les offrandes qui tirent source de la corruption tout en revenant aux commandements de Dieu, car il se remarque que certains semblent les avoir mis dans la poubelle, ont-ils conclu.

Vue partielle des participants