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Vers l’éradication des grossesses non désirées et concubinage

ByAdministrateur

Avr 2, 2024

BUBANZA, 27 mars (ABP) Les filles-mères se heurtent à pas mal de problèmes dans leur quotidien, mais aussi causent des problèmes dans le voisinage car, la plupart des auteurs de leurs grossesses sont des hommes mariés, a-t-on appris, le 26 mars 2024, dans la séance de sensibilisation, organisée par l’administrateur de la commune Bubanza (nord-ouest du Burundi), en collaboration avec l’Association pour la Restauration de la Personnalité (ARP Girubuntu), à l’intention des filles-mères, où elles échangeaient sur l’éradication de ce phénomène des grossesses non désirées.

La commune Bubanza est faite de 25 collines, mais sur seulement 7 collines, au moins 394 filles-mères ont été déjà identifiées, y compris celle qui a été engrossée à 17 ans et celle qui est déjà mère de 3 enfants.

D’après les données de l’Association pour la Restauration de la Personnalité, sur uniquement 5 collines, 30 enfants n’ont pas été enregistrés à l’état civil car leurs pères ne les ont pas reconnus, tandis que 28 enfants sont enregistrés sur des pères inconnus, d’où certains de enfants nés de la sorte sont victimes des services comme le droit à la gratuité des soins et d’autres documents que d’autres enfants de même âge bénéficient.

D’autres problèmes causés par ces grossesses non désirées, qui ont été évoqués dans cette séance, sont entre autres des filles-mères malmenées et stigmatisées dans leurs familles et par le voisinage, ce qui amène certaines d’entre elles à tuer ou à abandonner leurs nouveau-nés, à se suicider et autres. L’autre conséquence étant le concubinage car, la plupart des auteurs de ces grossesses sont des hommes mariés, a-t-on appris sur place.

L’administrateur de la commune Bubanza, Olive Niyonkuru, et la représentante légale de l’ARP Girubuntu, Adnette Divine Ininahazwe, appellent ces filles-mères à l’implication dans l’éradication de ce phénomène des grossesses non désirées et au concubinage. L’autre appel est à s’adonner aux projets d’auto développement en coopératives car, disent-elles, le pays attend beaucoup d’elles dans l’aboutissement de la vision du Burundi émergent en 2040 et pays développé en 2060.