MUKAZA, 26 sept (ABP) – L’ONG de droit burundais, Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités (PARCEM) a organisé, jeudi le 25 septembre 2025, une réunion à l’intention des leaders politiques et religieux, et des responsables de la société civile, dans le cadre d’échanger et de sensibiliser sur la nécessite d’élaborer une stratégie de développement locale.
Dans son discours, le président du PARCEM, Faustin Ndikumana a, d’abord, rappelé que depuis le mois de juillet 2025, le Burundi s’est engagé dans une vaste réforme administrative, centrée sur un nouveau redécoupage de l’administration territoriale. Pour lui, les nouvelles communes se développent lorsque les responsables ministériels travaillent en étroite collaboration avec les nouveaux leaders communaux, afin de garantir la mise en œuvre des activités ministérielles dans les communes.
Et d’ajouter que ces leaders communaux devraient également collaborer avec les chefs des zones et des quartiers/collines. Sur ce, il a recommandé aux nouveaux leaders d’être dotés de compétences et de connaissances variées ainsi que des méthodes appropriées pour organiser efficacement leurs dirigés.
Au cours de la présentation, le consultant, Siméon Barumwete, qui a fait un exposé sur la stratégie de développement local, a précisé que ladite stratégie identifie cinq axes stratégiques qui pourraient servir d’actions pour le développement communautaire. Il s’agit des axes de gouvernance et participation citoyenne, des services sociaux de base, de développement économique local, d’environnement et ressources naturelles, ainsi que de l’axe des infrastructures et aménagement du territoire.
Selon Barumwete, ces axes sont susceptibles de conduire les nouvelles provinces et communes du pays sur la voie de l’émergence et du développement dans les prochaines années. Sur ce, il a interpelé ces nouveaux dirigeants à adopter la gouvernance et participation citoyenne en renforçant la démocratie locale et aussi en luttant contre la corruption et les malversations économiques.
Au cours des échanges, les participants ont recommandé au gouvernement du Burundi de continuer de collaborer avec ces nouveaux dirigeants communaux, afin que ces derniers puissent sensibiliser la population burundaise sur l’importance de décentralisation des provinces et des communes, ainsi que ses avantages.
Ils ont recommandé aux nouveaux dirigeants communaux d’identifier les acteurs économiques locaux et leurs besoins pour s’implanter et développer leurs activités, avec l’objectif de développer l’économie locale.

