GITEGA, 31 jan (ABP) – Les titulaires des formations sanitaires « FOSA » sont appelés à s’approprier les acquis du projet « Soleil Nyakiriza » financé par la Banque Mondiale qui arrive à terme. Cet appel leur a été lancé par l’experte en arts et communication, Edwige Mbonimpa, lors d’un atelier de sensibilisation sur l’appropriation et la pérennisation des acquis du projet « Soleil Nyakiriza » organisé à Gitega (capitale politique et centre du Burundi), le jeudi 29 janvier 2026, par ce projet à l’endroit des titulaires des formations sanitaires, des chefs des départements santé dans les communes Gitega, Gishubi et Mutaho, ainsi que les techniciens chargés de maintenance dans les formations sanitaires.
Lors de cet atelier, l’experte en arts a rappelé l’object du projet « Soleil Nyakiriza », étant d’élargir l’accès aux services énergétiques pour les formations sanitaires, les écoles et les ménages dans les zones rurales du Burundi. Elle a signalé que le Gouvernement du Burundi s’est engagé à soutenir le développement économique et social du pays, comme indiqué dans le « Plan National de Développement, PND 2018-2027 », où le déficit énergétique est présenté comme l’une des principales contraintes à la croissance économique. En effet, 13% de la population Burundaise a accès à l’électricité. Ce faible accès à l’énergie est un obstacle important au développement du capital humain au Burundi, et il bride les opportunités de croissance pour les communautés.
Pour résoudre ce déficit, Mbonimpa a fait savoir que le Gouvernement du Burundi avec le soutien de la Banque Mondiale a conçu le Projet énergie solaire pour les communautés energies locales « Soleil Nyakiriza», un projet qui est en alignement avec la stratégie du Gouvernement d’assurer une croissance durable et inclusive pour la résilience économique et le développement durable.
C’est pour cela qu’elle a indiqué que ce projet a pour objectif de donner un accès à l’électricité 30% de la population rurale en 2030. Le projet devrait permettre à 91500 ménages, 4320 entreprises, 535 écoles et 445 centres de santé d’avoir accès à l’électricité grâce à des systèmes solaires autonomes et aider 400 écoles et 300.000 ménages à accéder à des solutions de cuisson propre.
L’experte en arts et communication a fait savoir que 361 formations sanitaires ont été déjà servies des installations des plaques solaires et la réception provisoire a été à 100%. Elle a alors interpellé les responsables des formations sanitaires touchées par ce projet à gérer en bon père de la famille ses acquis. « Je vous conseille de bien manipuler les outils que vous avez bénéficié. »
« Je vous conseille également de suivre de près la propreté, la sécurité, la maintenance, la responsabilité et la sensibilisation à la bonne gestion de ces objets pour assurer leur pérennité, » a signalé Mbonimpa. Elle a également fait savoir qu’il est strictement interdit de brancher d’autres outils ou équipements bio médicaux et non médicaux ou électrifier de nouveaux bâtiments, sans l’aval des techniciens du projet « Soleil Nyakiriza », pour éviter le dédommagement les kits reçus.
Mbonimpa n’a pas oublié de signaler qu’un kit satellitaire sera distribué pour les FOSA ne disposant pas de connexion internet, mais moyennant un paiement de 40 dollars par mois pour le réabonnement.
Les titulaires des formations sanitaires bénéficiaires du projet « Soleil Nyakiriza » ont affirmé que des progrès sont visibles, après l’installation des panneaux solaires. Ils ont affirmé qu’auparavant, les femmes avaient peur de venir accoucher dans les structures de soins, du fait que les infirmiers utilisaient leurs lampes torches et leurs téléphones, ou parfois ils empruntaient les téléphones apportés par les patients pour éclairer.
Ils ont également signalé que les infirmiers avaient des problèmes pour le réchauffement des nouveau-nés nécessitant des soins particuliers, mais qu’avec l’installation des équipements solaires photovoltaïques, par le projet « Soleil Nyakiriza », plusieurs problèmes sont résolus.
Notons que l’Université du Burundi, pour rentabiliser ce projet, a mis en place, un master des filières en rapport avec l’énergie renouvelable, sur appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

