CIBITOKE, 21 fév (ABP) – Dans le cadre du programme « Ntusigarinyuma » de coopération bilatérale entre le Burundi et la Belgique, une réunion de coordination multisectorielle en nutrition a été organisée le 19 février, à Cibitoke par la commune Cibitoke de la province Bujumbura, en collaboration avec l’ONG MEMISA Belgique appuyée par l’Agence belge de coopération au développement international (ENABEL).
L’objectif de cette rencontre était de renforcer la coordination multisectorielle des interventions de prévention et de prise en charge de la malnutrition dans la commune Cibitoke, et de discuter de la planification concertée et validée des activités pour l’année 2026, établie la veille, a-t-on appris sur place.
Pour le chef du département de la santé en commune Cibitoke, Ezéchiel Nduwimana, qui était l’animateur de cette réunion, le comité multisectoriel mis en place en commune Cibitoke est très important. Il est composé de chefs de cinq départements (santé, environnement, agriculture, élevage et aménagement du territoire) ; de département des droits de la personne humaine et du genre et de celui en charge de l’éducation avec des partenaires en nutrition, a-t-il précisé.
Pour lui, il a été constaté que nombreux d’intervenants dans le secteur se concentraient dans une même zone d’action pour accomplir une même activité sur une même population. Ainsi, a-t-il poursuivi, la coordination s’avère alors nécessaire pour éviter des chevauchements et des duplications dans la lutte contre la malnutrition qui est une réalité en commune Cibitoke.
Le même responsable sanitaire a révélé qu’en novembre 2025, lors d’une campagne de dépistage de la malnutrition sur toutes les 37 collines de la commune Cibitoke, sous le financement de l’ONG MEMISA Belgique, chez 45.458 enfants de 6 à 59 mois, l’on a enregistré 697 cas de malnutrition aiguë pondérée, et 73 cas de malnutrition sévère, avec 13 cas ayant des œdèmes nutritionnels, signe indiquant la carence protéique sévère. Il a, à cet effet, précisé que l’on attend de ce comité de lutte contre la malnutrition qu’il assure une réelle coordination multisectorielle.
« On ne peut pas combattre la malnutrition tant qu’il n’y a pas des aliments en suffisance, ce qui implique d’autres ministères, en plus du ministère ayant la santé dans ses attributions, » a-t-on appris. De surcroît, la lutte efficace contre la malnutrition exige la coordination des efforts et une approche multisectorielle des intervenants en nutrition, avec une répartition des partenaires adaptées aux zones les plus menacées.
Par conséquent, le comité dirigé par l’administrateur communal, ensemble avec son secrétaire exécutif, va orienter les interventions selon les priorités et les besoins de la commune, a-t-il martelé. Pour ce point focal en nutrition, pour une bonne nutrition, il faut combattre les mauvaises habitudes alimentaires qui ne respectent pas les recommandations nutritionnelles.
Il a souligné qu’une alimentation équilibrée doit comporter des aliments diversifiés. Il s’est inscrit en faux contre l’occupation de toutes les terres cultivables uniquement par le riz et le maïs. Il a encouragé le nouveau comité à promouvoir d’autres cultures à haute valeur nutritive.

