NTAHANGWA, 7 juil (ABP) – La société « Imbonakazoza kukivi » basée en commune Ntahangwa de la zone Gihosha, quartier Muyaga, œuvre pour apporter sa contribution à la vision nationale 2040 – 2060, a appris l’ABP, samedi le 4 juillet 2026, du représentant légal de ladite société, Régis Bibonimana.
D’après Bibonimana, originaire de la commune Muramvya et zone Bugarama, cette société a commencé à fonctionner en 2024 avec cinq jeunes, après avoir terminé leurs études. Ils se sont mis ensemble pour pétrir des beignets et de pains pour approvisionner la population de cette localité. La population de cette localité apprecie leurs marchandises.
Après avoir constaté que l’offre est inférieure à la demande, ils se sont convenus de créer une société dénommé » Imbonakazoza kukivi » et se sont rendus à Bujumbura précisément à Muyaga pour chercher là où réside la majorité des consommateurs. Il a précisé qu’ils ont commencé avec un capital de 200.000 Fbu issus des cotisations pour pétrir un sac de farine par jour.

Désiré Manirakiza, membre fondateur de la société a indiqué que l’objectif principal était de s’auto-développer et développer le pays à travers le payement des taxes et impôts. Il a révélé qu’actuellement ils peuvent pétrir entre 15 sacs et 20 sacs de farine par jour et ont six points de ventes dans différentes localités notamment à Bugarama, Mubimbi, Gihosha, Gare du nord, et autres. Il a aussi souligné qu’ils ont embauché 50 employés qui aident dans les différentes activités.
En ce qui concerne les défis, ils ont signalé la pénurie de l’eau dans cette localité, la coupure répétitive de l’électricité ce qui bloque leurs activités car parfois ils utilisent des machines pour pétrir la farine. D’autres défis sont liés à l’infrastructure routière et au manque de moyens de déplacement pour transporter leurs productions dans d’autres points de ventes.
Ils demandent à l’administration locale de réhabiliter cette route car pendant la saison de pluie, il est difficile de la traverser. Ils demandent également à l’Etat de soutenir leurs activités en vue d’acheter leurs propres véhicules car ils utilisent des véhicules en location en cas de déplacement des marchandises.
Ils ont lancé un appel à la jeunesse burundaise qui a terminé les études de faire des initiatives pour créer leurs propres emplois soulignant que n’importe quel métier pourrait amener à un avenir meilleur.

