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Le chef de l’Etat appelle à une préparation concertée des élections de 2027

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Août 6, 2026
Le président de la République entouré du ministre en charge de l’intérieur (à gauche) et du président de la CENI (à droite)

GITEGA, 1er août (ABP) – Le président de la République, Evariste Ndayishimiye, accompagné du ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, Léonidas Ndaruzaniye, a animé, vendredi le 31 juillet 2026, à Gitega (capitale politique et centre du Burundi), une réunion à l’intention des responsables des partis politiques, des gouverneurs de provinces ainsi que des membres de la commission électorale nationale indépendante (CENI) sous le thème : « Unissons nos efforts pour préparer des élections transparentes et crédibles ».

Cette rencontre visait à faire le point sur l’application des recommandations formulées lors de la réunion du 15 mai 2026 à Kiriri, consacrée aux préparatifs de l’élection présidentielle de 2027.

A cette occasion, le président Ndayishimiye a réaffirmé sa volonté de voir les élections de 2027 se dérouler dans le calme et la sérénité. Il a averti que toute personne qui tenterait de perturber le processus électoral répondra de ses actes devant la justice, sans distinction d’appartenance politique.

Selon lui, toute tentative de déstabilisation des élections constitue une atteinte à la Nation.

Le président de la République a également invité les dirigeants des partis politiques à sensibiliser leurs militants au respect de la loi. Il a demandé aux gouverneurs de provinces de transmettre ce message aux administrateurs communaux, lesquels devront le relayer aux chefs de zones et aux chefs de collines, car, a-t-il précisé, tout incident enregistré sur une colline engagera la responsabilité du chef de colline concerné.

Vue partielle des participants

Le chef de l’État s’est par ailleurs montré confiant quant au bon déroulement du scrutin, estimant que les Burundais collaborent aujourd’hui dans les coopératives de développement sans considération d’appartenance politique ou ethnique.

Il a alors exhorté les formations politiques à encourager leurs membres à participer davantage aux activités de développement plutôt qu’à se focaliser sur la conquête des postes de responsabilité. Il les a également invités à promouvoir les activités productives, notamment les cultures d’exportation telles que le café, l’avocat et d’autres filières génératrices de revenus, afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des ménages et à l’accroissement des recettes d’exportation du pays.

Au cours des échanges, les responsables des partis politiques ont salué les efforts de la CENI dans la mise en place des commissions électorales provinciales et communales. Ils ont indiqué que ce processus s’est déroulé de manière inclusive et transparente, sans exclusion des parties prenantes.

Ils ont toutefois plaidé pour un allègement des exigences administratives imposées aux citoyens soutenant la candidature d’un candidat à l’élection présidentielle. Ils ont notamment relevé que le certificat de nationalité, dont le coût est fixé à 20000 FBu par exemple, représente une charge importante lorsqu’un candidat est tenu d’en fournir près de 200 exemplaires.

En réaction à cette préoccupation, le président de la République a demandé à la CENI d’étudier la possibilité de supprimer cette exigence, à condition que cette mesure ne porte pas atteinte à la crédibilité et à la transparence du processus électoral.

Pour sa part, le président de la CENI, Prosper Ntahorwamiye a indiqué que cette proposition pourrait être examinée en concertation avec les différentes parties prenantes. Il a expliqué que le certificat de nationalité pourrait être remplacé par la carte nationale d’identité, accompagnée de l’affichage des listes des citoyens apportant leur soutien, afin de vérifier qu’aucun étranger n’y figure.