MUGERE, 31 juil (ABP) – Le ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a organisé, jeudi le 30 juillet 2026 à Bujumbura, une réunion consacrée au lancement officiel du Groupe sectoriel « Décentralisation et Développement local. »
Dans son allocution, le secrétaire permanent au ministère de l’intérieur, Jean Claude Nduwayo a indiqué que cette plateforme de concertation vise à renforcer la coordination entre le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les autres acteurs intervenant dans le domaine de la décentralisation.
Il a fait savoir que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision « Burundi pays émergent en 2040 et développé en 2060 », qui fait la bonne gouvernance, du développement économique et de l’amélioration durable des conditions de vie de la population.
M. Nduwayo a rappelé que la décentralisation constitue un choix stratégique du gouvernement visant à rapprocher les services publics des citoyens, à promouvoir une gouvernance participative et à renforcer le développement à la base. Il a également souligné que la réforme territoriale engagée à travers les lois de 2023 et de 2024 a profondément réorganisé l’administration territoriale, en ramenant le nombre de provinces de 18 à 5 et celui des communes de 119 à 42, afin de disposer de collectivités territoriales plus fortes, plus viables et mieux outillées pour répondre aux besoins des populations.
Selon le secrétaire permanent, la réussite de cette réforme dépend d’une coordination efficace des interventions et d’une mobilisation accrue des ressources. À cet effet, le Groupe sectoriel « Décentralisation et Développement local » servira de principal cadre de dialogue, de concertation et d’harmonisation entre les différents partenaires, a-t-il précisé. Ce groupe aura notamment pour mission de favoriser le partage d’informations, d’améliorer la planification, le suivi et l’évaluation des actions, d’accompagner la mise en œuvre de la politique nationale de décentralisation et de promouvoir les échanges d’expériences et de bonnes pratiques.

Pour assurer son fonctionnement, a-t-il ajouté, quatre groupes techniques ont été mis en place, portant respectivement sur la gouvernance locale et la participation citoyenne, le cadre légal et institutionnel, le financement du développement local ainsi que l’économie locale et l’entrepreneuriat.
Prenant la parole, la représentante résidente du PNUD Burundi, Mme Emma N’Gouan-Anoh, a salué l’initiative du gouvernement burundais de redynamiser ce cadre de concertation, estimant qu’elle intervient à une étape déterminante de la réforme de la décentralisation.
Elle a souligné que la nouvelle organisation administrative du pays exige une meilleure coordination des interventions des partenaires, afin de garantir leur alignement sur les priorités nationales et d’accroître leur efficacité au bénéfice des populations.
Elle a, enfin, réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des réformes de gouvernance et de développement local, tout en appelant l’ensemble des parties prenantes à renforcer le dialogue, la complémentarité et la mobilisation des ressources en faveur du développement des collectivités territoriales.
Au cours des échanges, les participants ont exprimé leur engagement à faire de ce Groupe sectoriel un cadre permanent de concertation et de coordination, capable d’accompagner efficacement les réformes en cours. Ils ont réaffirmé leur volonté commune de contribuer au renforcement de la gouvernance locale, à la promotion d’un développement inclusif et durable ainsi qu’à la réalisation des objectifs de la Vision 2040-2060.

