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Le Burundi veut construire un Etat plus proche des citoyens, plus efficace et inclusif

ByAdministrateur

Août 13, 2026

BUJUMBURA, 11 août (ABP) – A l’occasion de la journée africaine de la décentralisation et du développement local ainsi que de la journée africaine de l’état-civil et des statistiques de l’état civil qui est célébrée le 10 août de chaque année, le ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique a sorti une déclaration y relative.

Dans cette déclaration lue par M. Richard Ndayisaba, secrétaire permanent dudit ministère, a indiqué que ces deux journées portent un message commun : construire un Etat plus proche des citoyens, plus efficace, inclusif et davantage orienté vers les besoins réels de la population. 

Le ministère en charge de l’intérieur a, par ailleurs, insisté sur le rôle de la commune comme espace privilégié de développement local, de participation citoyenne et de prestation des services publics. Il a précisé que la décentralisation ne constitue pas une simple réforme administrative, mais un choix politique et institutionnel visant à rapprocher les centres de décision et les services publics des citoyens.

Le ministère a souligné le renforcement des capacités humaines, matérielles et financières des collectivités locales, à l’amélioration de la fiscalité locale, au transfert de ressources suffisantes et équitables ainsi qu’à la mise en place de mécanismes. Ceux-ci permettant de réduire les disparités entre collectivités. Il a fait savoir que la décentralisation devrait aller de pair avec la responsabilité et la reddition des comptes sur la gestion des ressources et les résultats obtenus.

S’agissant de l’état-civil, le ministère de l’intérieur, a relevé son importance dans la garantie de l’identité juridique, la protection des droits des citoyens et la planification du développement. Dans cette perspective, les services d’état-civil ont progressivement été rapprochés de la population à travers le déploiement de bureaux au niveau zonal, toujours le ministère l’a annoncé.

Le Burundi a également engagé l’interopérabilité entre l’état-civil et les services de santé, permettant aux parents, dans les formations sanitaires concernées, de déclarer directement les naissances auprès des agents de l’état-civil. Cette initiative, pilotée depuis 2023 et institutionnalisée en 2024, est aujourd’hui opérationnelle dans 123 formations sanitaires et a permis l’enregistrement de plus de 52.000 naissances depuis son lancement.

La déclaration a également mis en avant la digitalisation comme une étape essentielle de la modernisation de l’état-civil.

M. Ndayisaba a indiqué que le gouvernement du Burundi poursuit ainsi la mise à l’échelle de sa plateforme numérique d’enregistrement des faits de l’état-civil, afin de faciliter l’enregistrement, l’archivage et la conservation des actes, d’améliorer la qualité des données et de simplifier l’accès aux services publics.

Selon lui, le ministère en charge de l’intérieur a, toutefois, reconnu plusieurs défis, notamment l’extension nationale de l’interopérabilité entre les formations sanitaires et l’état-civil, l’insuffisance des infrastructures et équipements, le renforcement des compétences techniques du personnel ainsi que la mobilisation des ressources nécessaires. A cet effet, le ministère de l’intérieur a appelé à une coopération renforcée avec les partenaires techniques et financiers pour accompagner ces réformes.

A cette occasion, le gouvernement du Burundi a réaffirmé sa détermination à garantir un enregistrement universel et inclusif des naissances, particulièrement pour les populations vivant dans les zones éloignées, frontalières ou vulnérables.

Le ministère de l’intérieur a, enfin, invité les gouverneurs de provinces, les administrateurs communaux, les services techniques, les communautés, les parents, les sociétés civiles et partenaires au développement à intensifier leurs efforts dans un esprit de responsabilité partagée.

Le ministère ayant le développement communautaire dans ses attributions a encouragé les parents à déclarer leurs enfants dans les délais légaux. Il a, en outre, rappelé que l’enregistrement à l’état-civil constitue non seulement une obligation administrative, mais aussi un droit fondamental ouvrant l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à la protection sociale et aux autres services publics.