GITEGA, 28 août (ABP) – Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 26 août 2026 au Palais présidentiel de Gitega, sous la présidence du chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye.
Il a notamment examiné des questions liées aux forêts, aux incendies, aux dépenses publiques et à l’éducation.
Le Conseil des ministres a approuvé une note technique sur la valorisation des vieux boisements domaniaux, dont celui de Gakara-Gahuni.
Le massif forestier de Gakara-Gahuni couvre 1.950 hectares. Sa valeur est estimée à 127.979.063.169 francs burundais.
La stratégie initiale prévoyait une exploitation sur une période de 10 à 15 ans.
Le Conseil des ministres a décidé de ramener cette période à cinq ans.
L’objectif est de valoriser environ 400 hectares par an. Le Conseil recommande aussi de faire appel à plusieurs opérateurs à travers des contrats distincts afin d’éviter le monopole des marchés.
Concernant les incendies dans les lieux publics, le Conseil a exprimé sa préoccupation face aux pertes matérielles causées par les sinistres. Il relève notamment l’occupation irrégulière de certains espaces dans les marchés.
La présence de matières et d’objets inflammables constitue également un facteur de vulnérabilité.
Le gouvernement recommande donc de renforcer la prévention, le contrôle et la sécurisation des infrastructures stratégiques. Il demande aussi l’intégration de normes renforcées de sécurité dans les nouvelles constructions.
Les services habilités devront poursuivre les investigations. Ils devront établir les causes des sinistres et déterminer les responsabilités éventuelles.
Sur le plan budgétaire, le Conseil a adopté les plafonds de paiement des dépenses du premier trimestre de l’exercice 2026/2027.
Ces derniers tiennent compte des ressources mobilisables au cours du trimestre. Chaque ministère devra préparer un plan de décaissement mensualisé et privilégier les dépenses prioritaires.
Le Conseil a également examiné la question de l’assainissement. Les gouverneurs de provinces devront identifier les espaces à paver et transmettre les besoins correspondants.
Concernant les bancs-pupitres, le Conseil a constaté que le programme de fabrication est avancé. Toutes les communes sont à l’œuvre.
L’objectif « zéro enfant mal assis en classe » devrait être atteint dans quelques mois.
Enfin, le Conseil a pris connaissance des modalités d’orientation à l’enseignement post-fondamental.
La note minimale de réussite au concours national 2026 est fixée à 74 sur 200, soit 37 %. Pour accéder aux écoles post-fondamentales publiques à régime d’internat et aux écoles publiques post-fondamentales de la mairie de Bujumbura, il faut obtenir au moins 106 sur 200, soit 53 %.
Les élèves issus de la communauté Batwa ayant réussi au concours national auront automatiquement accès à ces écoles. Les 15 premiers au niveau national seront exemptés du minerval et des frais d’internat durant l’année scolaire 2026-2027, une fois inscrits dans les écoles publiques.

