NTAHANGWA, 9 oct (ABP) – Les députés de l’Assemblée nationale se sont réunis, jeudi le 8 octobre 2026 au palais de congrès de Kigobe, sous la présidence de son président Daniel Gélase Ndabirabe, pour analyser le rapport définitif d’audit de la gestion de l’Office des transports en commun (OTRACO-SP).
L’analyse dudit rapport et les commentaires y relatifs se sont focalisés sur l’évaluation du système de contrôle interne, le respect de la législation et de la réglementation, le respect des obligations financières et comptables, l’atteinte des objectifs et la revue des états financiers de l’OTRACO-SP au 31 décembre 2024.
Le ministre des infrastructures, des logements sociaux, des transports et de l’équipement, Egide Nijimbere, qui a représenté le gouvernement a indiqué que dans cet organe, la mauvaise gouvernance et l’insuffisance de coordination et de suivi des activités constituent l’un des principaux facteurs qui freinent son développement.
A l’égard du rapport de la Cour chargée de la protection des biens de l’Etat sur la gestion de l’OTRACO, le ministre Nijimbere a apporté des éclaircissements sur les difficultés auxquelles fait face cet établissement public. Il a fait savoir que l’audit externe contribuera à l’évaluation approfondie des actions de l’Otraco. Il a suggéré ainsi la restructuration financière administrative et la coordination.
Lors de la présentation du rapport d’audit, Hon. Rédempteur Muhitira a fait savoir que la commission permanente a constaté que cette entreprise publique, qui occupe une place stratégique dans le transport en commun fait face à de nombreuses défaillances systémiques dues à la mauvaise gouvernance et aux insuffisances de coordination et de suivi ainsi qu’au contrôle technique des véhicules, tricycles et motocyclettes. A cet effet, la commission recommande la correction dans les brefs délais de certaines clauses des contrats publics au risque de mettre en péril son existence à moyen et à long terme.

Au cours des échanges, les parlementaires ont soulevé la question du suivi insuffisant des activités de l’OTRACO, ainsi que celle des créances détenues auprès de différents tiers et qui ne sont pas suffisamment recouvrées. Ils ont fait savoir que cette situation favorise l’accumulation des sommes dues à l’Office et affecte négativement le développement de ses activités.
En réponse, Ir. Nijimbere a précisé que l’OTRACO devrait évoluer vers un mode de fonctionnement davantage inspiré de celui d’une entreprise commerciale, capable de générer des recettes conséquentes au bénéfice du trésor public.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe a insisté sur le fait que cette entreprise doit être définie, afin qu’elle puisse accomplir ses missions. Elle ne devrait pas fonctionner comme un organe social, mais une entreprise commerciale contribuant davantage aux recettes de l’Etat.
Face aux insuffisances relevées par les députés, M. Ndabirabe a suggéré une réorganisation de la gestion de l’OTRACO, la mise en place d’un cadre juridique, de faire l’organigramme de cet organe, afin que cette entreprise contribue efficacement au développement du pays. Celle-ci devrait aussi passer par l’adoption de nouvelles règles destinées à améliorer son fonctionnement et son suivi.
Il a signalé que des évaluations annuelles devraient également être instaurées, afin de mesurer les performances de l’OTRACO, d’identifier les éventuelles lacunes et de mettre en place des mesures correctives. Cette réforme vise ainsi à améliorer la gouvernance de l’Office, à renforcer le suivi de ses activités et à accroître sa capacité à générer des ressources au profit du Trésor public, a déclaré M. Ndabirabe.

