• ven. Oct 30th, 2026

`L’ABUC plaide pour le renforcement de la formation des chirurgiens

ByAdministrateur

Oct 30, 2026
Le ministre de la Santé publique, Dr Fidèle Nkezabahizi

MUGERE, 16 oct (ABP) – Le renforcement de la formation des chirurgiens et l’amélioration de la qualité des soins, ainsi que l’accès aux services chirurgicaux dans les districts sont des enjeux majeurs pour la protection de la vie de la population. C’est ce qui ressort des travaux d’ouverture du 20ème  congrès de chirurgie organisé le jeudi 15 octobre 2026 par l’Association burundaise de chirurgie (ABUC).

Dans son allocution d’ouverture, le ministre de la Santé publique, Dr Fidèle Nkezabahizi, a indiqué que ce congrès témoigne de l’engagement de la communauté médicale en faveur de l’excellence et du développement des soins chirurgicaux au Burundi. Il a fait savoir que les vingt années d’existence de l’ABUC constituent une étape importante de maturité institutionnelle, mais aussi une occasion de mesurer le chemin parcouru et de se projeter vers de nouvelles perspectives. Il a, à cette occasion, adressé ses sincères remerciements à l’ABUC pour ses réalisations remarquables, son engagement constant et sa contribution efficace au renforcement du système de santé.

Selon Dr Nkezabahizi, le ministère de la Santé publique encourage vivement les membres de cette société à poursuivre leurs œuvres avec détermination et ambition. Il les invite à consolider les acquis, à multiplier les initiatives porteuses de progrès et à contribuer davantage à la formation de nouvelles générations de chirurgiens.

Le ministre Nkezabahizi a souligné que son ministère demeure disposé à accompagner, dans le cadre de ses missions et de ses moyens, les initiatives pertinentes qui concourent au développement de la chirurgie et à l’amélioration de la santé de la population.

Pour répondre efficacement aux besoins liés aux interventions chirurgicales, Dr Nkezabahizi a indiqué qu’il est indispensable de disposer de chirurgiens qualifiés, d’équipes pluridisciplinaires compétentes, d’équipements adaptés à l’opération et de structures sanitaires capables d’assurer une prise en charge rapide et sécurisée.

Il a, en outre, fait savoir que le Burundi continue de renforcer ses ressources humaines spécialisées, afin de répondre à la diversité et à l’évolution des besoins chirurgicaux de sa population.

Nkezabahizi a signalé que le congrès constitue une occasion de susciter des vocations, de partager les expériences et d’encourager davantage de jeunes médecins à s’engager dans les différentes spécialités chirurgicales. « Le gouvernement du Burundi poursuit ses efforts pour bâtir un système de santé plus performant, accessible et équitable », a-t-il signalé.

Signalons que le ministère de la Santé publique entend poursuivre son engagement en faveur du renforcement des capacités des structures sanitaires, de la disponibilité des ressources humaines qualifiées et de l’amélioration continue de la qualité des prestations offertes à la population.

Pour sa part, le représentant de l’ABUC, Dr Didier Kamatari, a indiqué que la formation de spécialistes compétents constitue un enjeu stratégique pour le système national de santé. Cette formation nécessite également une collaboration étroite entre le gouvernement, les universités, les institutions de formation et les organisations professionnelles.

Il a également insisté sur l’intérêt d’intégrer les standards régionaux de formation et de certification chirurgicale, dans le respect du cadre national de l’enseignement supérieur et des mécanismes de reconnaissance des qualifications.

Dr Kamatari a appelé à un dialogue constructif entre les parties prenantes afin de définir une feuille de route permettant de renforcer la formation des chirurgiens et de mieux répondre aux besoins sanitaires de la population.

Kamatari a également plaidé pour l’élaboration de protocoles de prise en charge adaptés aux ressources disponibles dans les établissements sanitaires, précisant les critères diagnostiques, les indications thérapeutiques, les modalités de surveillance et les conditions de référence des patients vers des structures spécialisées. « Ces protocoles devraient être élaborés, dans le cadre de renforcer la sécurité des patients et d’améliorer la qualité des soins chirurgicaux au Burundi », a-t-il insisté.

Concernant la chirurgie au niveau des districts sanitaires, les participants ont fait savoir que l’augmentation du nombre de chirurgiens doit s’accompagner d’une meilleure répartition des compétences, d’un encadrement adapté et de la disponibilité des infrastructures et des équipements nécessaires.

Ils ont notamment évoqué la prise en charge des urgences chirurgicales, telles que les péritonites, les occlusions intestinales, les appendicites compliquées, les hernies étranglées et les traumatismes, qui exigent une intervention rapide.

Rappelons que le thème central est intitulé : « Intégrer la formation chirurgicale dans le système de santé national » politique, planification et pratique».