• jeu. Mai 7th, 2026

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La CVR tranche un litige foncier en faveur de la commune Tangara

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Mai 7, 2026
Le président de la CVR, Pierre Claver Ndayicariye lors de son allocution

BUTANYERERA, 6 mai (ABP) – La Commission Vérité et Réconciliation (CVR), a poursuivi mardi le 5 mai 2026, sa campagne de restitution des biens spoliés, dans la province de Butanyerera.

L’activité du jour s’est tenue en commune Tangara, sur la colline Gashikanywa, où un litige foncier opposant des habitants à un particulier a été examiné.

Selon les informations fournies par la CVR, le différend concernait un certain Alexis Nzirorera, qui accusait la commune de lui avoir injustement retiré une parcelle pour la redistribuer à des habitants lors des crises qu’a connues le Burundi, notamment celles de 1972.

L’un des bénéficiaires des biens spoliés en train de signer

Après analyse du dossier, la CVR a conclu que la parcelle en question appartient à la commune. Celle-ci l’avait attribuée aux habitants dans le cadre du développement local.

En conséquence, la commission a débouté M. Nzirorera de sa requête et confirmé les droits des bénéficiaires actuels.

Le président de la CVR, Pierre Claver Ndayicariye a rappelé que les décisions prises sont « irrévocables, sans recours et immédiatement exécutoires ». Il a appelé les Burundais à les respecter afin de consolider la paix et la sécurité.

Il a également invité les personnes occupant illégalement des biens d’autrui à privilégier le dialogue avec les propriétaires lésés, en vue de parvenir à des règlements à l’amiable.

S’adressant aux parents, il leur a exhortés à dire la vérité à leurs enfants sur l’origine des biens qu’ils occupent, afin de prévenir les conflits futurs.

Il a, en outre, interpelé les acquéreurs de terrains de toujours vérifier l’historique des propriétés avant toute transaction.

 

Le président de la CVR a en outre insisté sur la nécessité de promouvoir la vérité et la justice, soulignant que « la justice ne peut exister tant que certains s’accaparent sur les biens d’autrui ».

Il convient de noter que les parties concernées, tant celle qui restitue que celle qui récupère la parcelle, apposent leur signature sur ces décisions définitives de la CVR. Chacune reçoit une copie originale desdites décisions.