NGOZI, 21 mai (ABP) – Les constructions anarchiques, les exploitations non contrôlées des marais et des carrières sans réhabilitation des sites, le manque de connaissances suffisantes en matière de protection de l’environnement, l’insuffisance de plants d’arbres destinés au reboisement, ainsi que le faible suivi des actions entreprises, figurent parmi les principaux défis qui freinent une protection efficace de l’environnement dans la province de Butanyerera.
Ces propos ont été partagés par les participants à un atelier de 2 jours, clôturé mercredi 20 mai 2026 en ville de Ngozi. Cette rencontre a réuni les acteurs du secteur de l’environnement ainsi que les autorités administratives communales et provinciales de Butanyerera, dans le but d’échanger sur les stratégies à mettre en œuvre pour renforcer la protection de l’environnement.
Selon Fulgence Ndayisasiriye, représentant pays de l’organisation We Social Movements au Burundi et au Rwanda, les participants ont convenu d’un ensemble d’actions à mener dans les différentes communes.
Celles-ci consistent notamment à poursuivre la sensibilisation des populations afin que chaque citoyen comprenne son rôle dans la protection de l’environnement, ainsi qu’à renforcer le plaidoyer en faveur de la préservation durable des ressources naturelles.
Il a également souligné la nécessité de mettre en œuvre des projets environnementaux inclusifs au niveau communal, en veillant à la participation de toutes les catégories de la population, sans exclusion.
Pour lui, une collaboration étroite entre l’administration, les confessions religieuses, les organisations de la société civile et les citoyens s’avère indispensable pour assurer une gestion efficace et durable de l’environnement.

