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Clôture de la 5ème édition du dialogue continental sur la jeunesse, femmes, paix et sécurité

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Août 17, 2026
Le président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, procédant à la clôture du dialogue continental

BUJUMBURA, 13 août (ABP) – Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, accompagné de la première Dame Angeline Ndayishimiye, a officiellement clôturé, mercredi le 12 août 2026 au Jardin public de Bujumbura, la 5ème édition du dialogue continental sur la jeunesse, paix et sécurité et femmes, paix et sécurité en Afrique, en présence du vice-président de la République, du premier ministre, des hauts cadres de l’Etat, des représentants de l’Union africaine, des membres du corps diplomatique ainsi que d’une délégation de jeunes ambassadeurs de la paix venus de différents pays africains, des jeunes Burundais, des influenceurs et des artistes.

Cette cérémonie a également été marquée par la célébration de la 4ème édition d’Inkerebutsi Day, une initiative dédiée à la célébration, à la valorisation et à la récompense des jeunes talentueux et entrepreneurs innovants, a constaté l’ABP sur place.

Dans son allocution, le président de la République du Burundi a indiqué que les trois jours du dialogue ont été riches en activités et en réflexions, réunissant la famille africaine autour d’un engagement commun visant à faire de la jeunesse et des femmes « les architectes et non plus seulement les bénéficiaires de la paix en Afrique ». Il a souligné que ce dialogue s’inscrit dans la continuité des agendas « Jeunesse, Paix et Sécurité » et « Femmes, Paix et Sécurité » de l’Union africaine, contribuant ainsi au renforcement du combat commun pour faire taire les armes sur le continent.

Le chef de l’Etat a rappelé que, depuis le début de la présidence du Burundi à la tête de l’Union africaine, le pays a proposé de placer l’action collective autour de trois priorités distinctes mais interdépendantes. Il s’agit notamment de la promotion d’une gestion durable de l’eau et de l’assainissement, du renforcement de la paix et de la sécurité en Afrique, avec l’ambition de faire progresser l’agenda « Faire taire les armes », ainsi que de l’initiative Arise, qui place l’innovation, la science, les compétences et l’autonomisation des jeunes et des femmes au cœur de la renaissance africaine.

Selon lui, le dialogue continental s’inscrit dans cette même vision, en offrant un espace de réflexion et d’action en faveur d’une participation accrue des jeunes et des femmes à la construction de la paix et au développement du continent.

Le président Ndayishimiye a remercié toutes les personnes et organisations ayant contribué à faire de ce dialogue un espace de vérité et d’action. Il a souhaité que cette 5ème édition marque une nouvelle étape, caractérisée par le passage des engagements à l’impact, tout en préservant la spécificité de chacun des agendas continentaux.

S’adressant particulièrement à la jeunesse, le chef de l’Etat a partagé un témoignage personnel, soulignant qu’il ne souhaite pas voir la jeunesse actuelle grandir dans les mêmes conditions que celles qu’il a connues. Il a encouragé les jeunes à travailler, à entreprendre et à unir leurs forces pour combattre la pauvreté, tout en les exhortant à investir davantage dans l’agriculture et l’élevage.

« La clé du progrès réside dans le travail, l’entrepreneuriat et la création d’emplois », a-t-il rappelé, appelant ainsi les jeunes à devenir des acteurs de leur propre développement et de celui de leur pays.

Le coordonnateur du PAEEJ, Désiré Manirakiza

Prenant à son tour la parole, le coordonnateur du programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (PAEEJ), Désiré Manirakiza a affirmé que, sous le leadership du chef de l’Etat burundais, les jeunes ont cessé d’être considérés comme de simples sujets et bénéficiaires du développement pour devenir des acteurs de leur propre avenir et de celui de leur pays.

Selon lui, les jeunes ont longtemps été présentés comme « le futur du continent », alors que leur rôle dans le présent a souvent été négligé, malgré le fait qu’ils constituent la catégorie démographique la plus importante en Afrique. Il a souligné qu’ignorer les jeunes revient à se priver d’un important moteur de la main-d’œuvre et des ressources humaines du continent.

Le coordinateur du PAEEJ a également mis en avant le rôle des jeunes en matière d’innovation et de création de solutions, relevant qu’ils sont naturellement tournés vers les nouvelles technologies et les pratiques modernes.

Leur capacité à penser et à innover constitue, selon lui, un atout majeur pour moderniser les secteurs traditionnels, stimuler l’économie et relever les défis de demain.

Il a en outre insisté sur le rôle des jeunes comme garants de la paix et de la sécurité, estimant que leur pleine participation à la vie sociale et économique contribue à la stabilité des sociétés.

A cet égard, il a indiqué qu’en offrant aux jeunes des opportunités d’engagement et en évitant leur exclusion, les sociétés peuvent prévenir les risques de délinquance, de violence et de marginalisation.

Les cérémonies ont également été agrémentées par des prestations de tambours et de danses traditionnelles burundaises, ainsi que par un concert animé par des artistes burundais, notamment Vichou Love et Kidum Kibido. Elles ont également été marquées par la remise des prix aux trois jeunes porteurs de projets retenus parmi les dix finalistes de la 4ème édition d’Inkerebutsi Day.

Les récompenses ont été remises par le chef de l’Etat burundais, président en exercice de l’Union africaine et champion de l’Union africaine pour l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité.

Bosco Nzisabira, classé premier, a reçu une enveloppe de 20 millions de francs burundais pour son projet d’hydroélectricité.

Le club traditionnel Indangaburundi, arrivé en deuxième position, a reçu 15 millions de francs burundais, tandis que Dr Jackson Nsabiyumva, classé troisième, a reçu 10 millions de francs burundais et un trophée pour son projet de production d’engrais à partir des déjections de lapins.