MUKAZA, 5 oct (ABP) – L’Office burundais des recettes (OBR) a organisé, vendredi 2 octobre 2026 à Bujumbura, une session de formation et de sensibilisation, à l’endroit des professionnels des médias, consacrée à l’utilisation de l’outil de simulation en ligne des droits et taxes à l’importation.
Chaque commerçant est tenu de déclarer ses marchandises, et de connaître le lieu où cette déclaration doit être effectuée. Cette formation visait à expliquer aux journalistes les procédures de déclaration des marchandises, les éléments pris en compte dans le calcul des droits de douane, réduire les erreurs et les malentendus, renforcer la transparence, les différents types de taxes applicables, ainsi que les modalités de paiement. Elle intervient au cas certains commerçants se plaignent de payer des montants élevés lors de l’importation de leurs marchandises au Burundi.
Au cours de la formation, Libère Karenzo, Chef de Service des douanes de l’Ouest, indique que chaque commerçant est tenu de déclarer ses marchandises et de s’approprier à la destination de cette déclaration. Il a expliqué que la procédure est notamment liée à l’intégration du Burundi dans la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), qui dispose d’un territoire douanier commun.
Les marchandises peuvent être déclarées et les droits acquittés au port d’entrée, notamment à Dar-Es-Salaam ou à Mombasa, lorsqu’elles sont concernées par le régime applicable dans la région, a-t-il précisé. Pour les marchandises provenant de l’extérieur de l’EAC, selon Karenzo, les procédures douanières sont également appliquées conformément à leur régime d’importation.
Concernant les éléments pris en compte pour le calcul des droits de douane, M. Karenzo a indiqué que la facture constitue l’un des principaux documents considérés dans la détermination de la valeur des marchandises. Cette facture doit être accompagnée d’autres documents, notamment la liste des marchandises, leur origine, ainsi que les informations relatives à l’importateur, a-t-il insisté.
Libère Karenzo a précisé que des difficultés peuvent survenir lorsque la valeur indiquée sur la facture paraît sous-évaluée dans le but de réduire les droits à payer. Il a indiqué que dans ce cas, les services douaniers peuvent se référer à la valeur d’une marchandise comparable ayant été correctement déclarée et accompagnée d’une facture jugée conforme. Selon lui, cette situation peut donner à certains commerçants l’impression que les taxes ont été augmentées, alors que les Services douaniers procèdent à une réévaluation de la valeur déclarée.
S’agissant les droits et taxes, Karenzo a fait savoir que plusieurs droits et taxes peuvent être appliqués aux marchandises importées. Il s’agit notamment du droit de douane à l’importation (DDI), dont le taux peut être de 35 %, 25 %, 10 % ou 0 %, selon la nature de la marchandise. Ces taux sont appliqués dans le cadre des règles douanières communes de la région.
S’y ajoutent notamment la redevance administrative de 1 %, la redevance pour les infrastructures publiques de 1,5 %, la taxe de sécurité de 2 %, le prélèvement forfaitaire de 3 %, la redevance d’intégration régionale, la redevance informatique de 0,25 %, ainsi que la TVA à l’importation fixée à 18 % ou 10 % selon la marchandise. Il a précisé que l’ensemble de ces droits et taxes est appliqué aux marchandises qui y sont assujetties, conformément aux dispositions fiscales et douanières en vigueur. Les participants ont saisi l’occasion pour poser des questions, afin de savoir davantage concernant le paiement des droits et taxes.
En réponse, M. Karenzo a fait savoir qu’en l’absence de difficultés techniques, les droits et taxes douaniers sont payés auprès des banques sur le compte destiné au paiement des recettes douanières, à travers le paiement électronique. Le contribuable reçoit ensuite un document attestant que les montants ont été versés au Trésor public, a-t-il précisé. Après le paiement, les marchandises poursuivent leur acheminement vers leur destination.
De son côté, Révérien Bahati, commissaire des douanes, a appelé les professionnels des médias à vulgariser et à expliquer à la population les outils numériques utilisés dans les services fiscaux et douaniers. Il les a également encouragés à sensibiliser les citoyens sur l’importance de l’utilisation de ces outils, ainsi que sur le paiement volontaire et régulier des impôts et taxes, présenté comme une contribution au développement du pays.
