MUKAZA, 16 oct (ABP) – Le ministère de la Santé publique a formellement démenti, le jeudi 15 octobre 2026, les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux faisant état d’un premier cas de maladie à virus Ebola hospitalisé à l’hôpital Prince Régent Charles. Il précisé qu’aucun cas d’Ebola n’a été officiellement confirmé au Burundi.
Selon le ministre de la Santé publique, Dr Fidèle Nkezabahizi, une personne suspectée d’être atteinte de cette maladie a été examinée à l’hôpital Prince Régent Charles. Les résultats des analyses se sont révélés négatifs, confirmant l’absence d’Ebola et d’autres fièvres hémorragiques virales chez la personne testée.
Le ministre a rappelé que, lors d’une réunion conjointe du gouvernement du Burundi et de l’Equipe de pays des Nations Unies (UNCT), tenue le 8 octobre 2026 et consacrée à la situation humanitaire, aux réponses en cours, aux défis rencontrés et à la mobilisation de ressources supplémentaires, la menace liée à Ebola avait été évoquée. Cette rencontre avait notamment permis de souligner l’importance de renforcer la préparation et les capacités de riposte du pays face au risque d’introduction du virus dans la sous-région.
Il a insisté sur la nécessité de consolider le dispositif national de surveillance et de maintenir la mobilisation des différents acteurs impliqués dans la prévention et la préparation à une éventuelle riposte.
Le ministre a exprimé sa reconnaissance envers les communautés, les agents de santé, les Equipes d’intervention rapide (EIR) ainsi que les partenaires au développement pour leur engagement dans la prévention, la surveillance et le renforcement des capacités nationales. Il a souligné que leur contribution technique et financière participe à la protection de la population.
Toutefois, l’absence de cas confirmé ne signifie pas que le Burundi est à l’abri de la maladie, a averti le ministre. Compte tenu du risque d’introduction du virus dans la sous-région, le pays doit maintenir un niveau élevé de vigilance, renforcer continuellement ses capacités de surveillance et de préparation, et poursuivre la mobilisation de tous les acteurs concernés.
Le ministère recommande à la population de respecter les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains à l’eau et au savon et l’évitement de tout contact direct avec une personne présentant des symptômes suspects, tels qu’une fièvre, une fatigue intense, des maux de tête, des vomissements, une diarrhée ou des saignements inexpliqués. Toute suspicion doit être rapidement signalée aux services de santé les plus proches.
A cette occasion, le ministère appelle la population à ne pas relayer les informations non vérifiées et à se référer exclusivement aux communications officielles pour toute information relative à la situation épidémiologique du pays. « Face à Ebola, la vigilance est nécessaire, mais la désinformation ne protège personne », a martelé Dr Fidèle Nkezabahizi.

