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Vers une meilleure couverture médiatique des processus électoraux au Burundi

ByAdministrateur

Nov 4, 2026
Vue partielle des participants

MUKAZA, 21 Oct (ABP) – La Maison de la presse du Burundi, en partenariat avec la Synergie des médias pour l’union des forces (SYMUF), a organisé, le mardi 20 octobre 2026 à Bujumbura, un atelier de réflexion à l’endroit des responsables des médias sous le thème « Accompagnement du processus électoral de 2027 par les médias » dans le but d’assurer une bonne couverture médiatique de la prochaine présidentielle de 2027 par les médias accrédités au Burundi, a-t-on appris sur place.

Dans son allocution de circonstance, la ministre de la Communication et des Médias, Evelyne Butoyi, a salué l’initiative de la Maison de la presse, indiquant qu’elle s’inscrit dans la droite ligne de soutenir les efforts du gouvernement burundais qui vise la promotion d’un environnement démocratique apaisé, transparent et inclusif, notamment à l’occasion de l’élection présidentielle de 2027.

Partant du fait que les citoyens ont toujours besoin d’une information fouillée, exacte, équilibrée et vérifiée pour faire le choix éclairé dans leur vie quotidienne, la ministre Butoyi a invité les professionnels des médias à travailler avec professionnalisme, rigueur et sens de responsabilité. Elle les a également appelés à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de leur métier car, selon elle, « un traitement irresponsable de l’information, motivé par le sensationnalisme ou la manipulation, peut fragiliser la cohésion nationale et semer la discorde au sein de la population burundaise ».

Eu égard au fait que la couverture du processus électoral comporte des défis techniques, logistiques et sécuritaires « non négligeables », et que les professionnels des médias sont confrontés aux risques accrus de la désinformation et des discours de haine occasionnés par les réseaux sociaux, Mme Butoyi a fait savoir que face à ce défi, on a besoin d’une synergie d’actions et d’un dialogue permanent entre les institutions publiques, les organes de régulation, les organisations professionnelles de la presse et les partenaires au développement.

Elle a enfin rappelé aux responsables des médias leur devoir de préserver l’unité nationale, l’ordre public, la sécurité et la paix sociale lors de l’exercice de leur métier pendant la période électorale.

Quant à la présidente de la Maison de la presse, Mireille Kanyange, se basant sur le fait que les périodes électorales sont souvent caractérisées par des rumeurs, la désinformation, les discours de haine et les diverses manipulations, elle a indiqué que les journalistes doivent pratiquer un journalisme sensible au conflit, rigoureux dans la vérification des faits et guidé par l’intérêt supérieur de la nation.

Au cours de sa présentation, le commissaire chargé de l’éducation électorale et de la communication au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), François Bizimana, a éclairé les journalistes sur une question concernant la diffusion des informations liées à un vote.

Les journalistes ont déploré que, pendant les élections de 2025, ils ne pouvaient s’adresser qu’aux Commissions électorales communales indépendantes (CECI) ou aux Commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI) pour communiquer des informations liées au vote dans différentes circonscriptions, alors qu’ils couvraient les élections depuis les bureaux de vote.

Bizimana a fait savoir que l’article 239 du Code électoral autorise les journalistes à communiquer au public les informations en rapport avec les élections « si ces informations proviennent d’un organe compétent de la CENI », précisant que le bureau de vote en est un. Après que les procès-verbaux d’un vote sont disponibles au sein des bureaux de vote, les journalistes ont droit à diffuser les informations y relatives, a-t-il martelé.

Bizimana a en outre invité les professionnels des médias à sensibiliser la population à participer au processus électoral, en commençant par l’enrôlement partiel des électeurs qui aura lieu du 26 au 28 octobre 2026, afin qu’elle soit informée de ses droits en matière d’élections.

Durant les échanges, les participants à l’atelier ont plaidé pour un renforcement des capacités des jeunes journalistes sur la couverture médiatique des processus électoraux, afin de continuer d’assurer une bonne couverture des élections à venir, vu que les journalistes les plus expérimentés dans ce domaine sont peu nombreux dans le pays.

Ils ont également appelé toutes les parties concernées à faire en sorte que des médias participant dans la couverture médiatique des processus électoraux ne manquent pas de carburant pour pouvoir informer la population en temps réel Cette préoccupation est d’autant plus importante que des coupures d’électricité répétitives sont observées ces derniers jours, ce qui pourrait empêcher la diffusion de ces informations chaque fois que nécessaire. Rappelons que la prochaine élection présidentielle aura lieu le 3 mai 2027.