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Les députés demandent au ministère en charge du Commerce de réguler les prix des différents produits

ByAdministrateur

Sep 12, 2021

BUJUMBURA, 7 sept (ABP) – Le ministre du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Capitoline Niyonizigiye, était mardi le 7 septembre à l’hémicycle de Kigobe pour répondre aux questions des députés sur la collecte et la gestion immédiate post-récolte du maïs.

Une descente effectuée par la commission permanente chargée de l’agriculture et de l’élevage sur la collecte et la gestion immédiate post-récolte du maïs a soulevé des inquiétudes chez les députés qui ont jugé bon d’inviter le ministre en charge du Commerce pour des éclaircissements.

A la question des députés de savoir ce que ce ministère compte faire pour protéger le maïs qui a été acheté et collecté par le gouvernement du Burundi et dont la récolte est conservée dans les différentes communes du pays, le ministre Niyonizigiye a signifié que des experts du ministère en charge de l’Agriculture et de l’Elevage ont bien préparé les espaces de stockage avant la conservation de la récolte du maïs. “Le maïs récolté a été emballé dans des sacs appropriés”, d’après Mme Niyonizigiye, précisant que la récolte ne sera pas pourrie.

A l’inquiétude des députés sur d’éventuelles spéculations des commerçants qui vont vouloir gagner plus au détriment du consommateur, le ministre Niyonizigiye a tranquillisé, signifiant que l’Etat vendra aux commerçants cette récolte à 970 FBu par kg, et que ces commerçants vendront à leur tour cette denrée alimentaire à 1080 FBu par kg.

Au sujet de la hausse des prix qui se manifeste pour les autres denrées alimentaires, dont l’huile de palme, l’huile de coton, les pommes de terre et le riz, le ministre ayant le Commerce dans ses attributions a indiqué que des experts du ministère en charge de l’Agriculture et de l’Elevage ont signalé que la période de semence et de récolte diffère selon les cultures.

“Ces prix seront revus à la baisse dans les jours à venir, avec la saison pluvieuse qui va provoquer la maturité des différentes cultures, dont le palmier à huile”, a estimé cette autorité, qui a, par ailleurs, mentionné la pandémie de Covid-19 dont les conséquences se répercutent sur les prix au niveau international et affectent les marchés locaux.

Les députés ont aussi demandé au ministre en charge du Commerce ce que son ministère compte faire pour arrêter la montée des prix. Selon la patronne de ce ministère, il y aura la régulation des prix des produits sensibles. Le ministère va aussi suivre de près le respect des prix déjà fixés par le gouvernement du Burundi sur certains produits alimentaires, dont le maïs, le riz, le haricot et la pomme de terre. Des sanctions seront infligées aux commerçants spéculateurs, d’après Mme Niyonizigiye, signalant que le ministère du Commerce est en train de mener des sensibilisations à l’endroit des opérateurs économiques pour les inviter à investir dans l’agriculture. La transformation des produits agricoles locales suivra pour mettre fin à l’importation des produits chers.

Le ministre ayant le Commerce dans ses attributions a déclaré qu’il y a un projet d’implanter des industries de transformation des produits qui pourrissent rapidement afin d’aider les agriculteurs.

Le ministère compte aménager, à l’aéroport international Melchior Ndadaye, un centre qui permettra aux produits importés ou à exporter qui nécessitent d’être congelés de rester en bon état.

Les députés, à la fin de la séance, ont recommandé au ministère ayant le Commerce dans ses attributions, de jouer pleinement son rôle de régulateur pour empêcher la hausse des prix et de bien suivre, à travers le BBN (Bureau burundais de normalisation et contrôle de la qualité), si les industries de transformation, surtout celles des boissons, produisent en suivant les normes pour éviter que ces derniers ne nuisent à la santé des populations.