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La brigade spéciale anticorruption désormais incorporée dans le commissariat général de la police judiciaire

ByAdministrateur

Sep 23, 2021

BUJUMBURA, 21 sept (ABP) – Les parlementaires burundais se sont réunis mardi le 21 septembre en séance plénière pour analyser et adopter le projet de loi organique portant révision de la loi organique du 20 février 2017 portant mission, organisation, composition et fonctionnement de la Police nationale du Burundi (PNB).

L’une des innovations portées à cette loi est que la police sera désormais dotée de trois commissariats généraux, tandis que la brigade spéciale anticorruption sera délocalisée vers le commissariat général de la police judiciaire, a-t-on appris sur place.

Dans son exposé des motifs, le ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, M. Gervais Ndirakobuca, a fait savoir que dans l’ancienne loi du 20 février 2017, certaines omissions et erreurs de fond et de forme ont été observées dans le corps du texte, ainsi que des confusions dans la dénomination de certains services ayant la même équivalence. De plus, a-t-il souligné, certaines structures de police n’étaient pas situées à la place convenable, compte tenu de leurs missions. Il est plus que nécessaire, a-t-il poursuivi, de corriger « toutes ces imperfections » en vue d’une meilleure restructuration et d’un accomplissement des missions de la PNB sans chevauchement et sans équivoque.

Pour ce faire, trois commissariats généraux ont été retenus, en l’occurrence le commissariat général de la sécurité intérieure, le commissariat général de la police judiciaire et le commissariat général chargé des migrations. Selon toujours le ministre Ndirakobuca, il a été proposé qu’il y ait une haute structure appelée Haute hiérarchie de la PNB, parallèlement à l’Etat-Major de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi) et composée du cabinet de l’Inspecteur général de la police nationale, des bureaux techniques et des commissariats généraux. Ainsi donc, la brigade anticorruption sera incorporée dans le commissariat général de la police judiciaire.

Par rapport à cette innovation, les parlementaires ont voulu savoir si la rémunération sera la même qu’avant pour le personnel délocalisé. « La question salariale se trouve dans les mains des instances habiletés, surtout que cette dernière est l’affaire du gouvernent qui en est sans doute conscient », a rétorqué le ministre en charge de l’Intérieur. D’autres questions ont été également soulevées par les parlementaires, notamment celle liée à certains policiers qui s’ingèrent dans des jugements civils. A cela, le ministre Ndirakobuca a précisé que « les policiers s’occupent seulement des affaires pénales ».

Au cours de cette même séance, les députés ont évoqué des grognes de la population à l’égard de certains policiers qui adoptent un mauvais comportement. Par rapport à cela, le président de l’Assemblée nationale, M. Gélase Daniel Ndabirabe, a fait remarquer qu’il faut toujours rester dans la marge du sujet du jour, tout en rassurant qu’une séance de questions orales sera organisée afin que toutes les préoccupations des uns et des autres soient levées.

Signalons qu’après quelques amendements de fond et de forme, cette loi a été adoptée à l’unanimité.