• ven. Déc 2nd, 2022

Lancement de la campagne de mise en place de nouveaux plants, de fertilisation et pulvérisation des caféiers

ByAdministrateur

Nov 22, 2021

RUTANA, 20 nov (ABP) – Les autorités de la province Rutana (sud-est du Burundi), en  l’occurrence le conseiller du gouverneur en charge de l’administration et des finances et le directeur  du Bureau provincial de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage ont procédé vendredi le 19 novembre, sur la colline Kayove en commune Rutana, au lancement de la campagne de fertilisation, de pulvérisation et de mise en place de nouveaux plants de caféiers dans le cadre de la recherche de l’augmentation de la production tant qualitative que quantitative, a-t-on constaté sur place.

Tous les cadres communaux de l’agriculture et les moniteurs agricoles de la commune Rutana ainsi qu’un bon nombre de caféiculteurs étaient au rendez-vous. On remarquait également la présence d’un cadre de l’Office pour le développement de la filière café (ODECA), M. Alexandre Minani qui a, en quelques mots, fait savoir la mission de l’Office qu’il représentait. Il a indiqué que l’ODECA a été mis en place pour désengager les privés de l’encadrement de la caféiculture afin d’en accroitre la productivité tant qualitative que quantitative. Pour ce faire, a-t-il dit, l’Etat a édicté des mesures permettant aux caféiculteurs d’accéder facilement aux intrants comme les engrais qui sont subventionnés à hauteur de 80% et les produits phytosanitaires qui sont entièrement à la charge de l’Etat. Pour M. Minani, la bonne qualité du café, qui commence depuis la plantation, la fertilisation et la désinsectisation, génère de l’argent.

Dans son discours présenté après la démonstration sur la façon de pulvériser pour lutter contre les punaises du caféier, la façon d’appliquer les engrais et la mise en place de nouveaux plants, le conseiller chargé des affaires administratives et financières, qui avait représenté le gouverneur, a rappelé que la culture du café a été introduite au Burundi il y a plus de 100 ans, lorsque le pays était encore sous le joug de la colonisation, en 1920. « Cette culture est très importante pour le pays parce qu’elle génère plus de 80% des devises que le pays utilise, a-t-il souligné, invitant la population à s’adonner à cette culture en songeant mettre en place de nouveaux plants pour non seulement en remplacer les vieux, mais aussi en augmenter le nombre. Pour cela, a-t-il dit, la sensibilisation de la population s’avère nécessaire afin que les gens s’adonnent à cette culture.