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Les administrateurs et comptables communaux sont sensibilisés sur la loi des finances 2022-2023

ByAdministrateur

Sep 16, 2022

GITEGA, 16 sept (ABP) – Le ministère des Finances, du Budget et de la Planification économique via sa direction générale du budget et de la politique fiscale a, le jeudi 15 septembre 2022 organisé à Gitega (centre du Burundi), un atelier de vulgarisation de la loi des finances 2022-2023, à l’endroit des administrateurs et des comptables communaux de toutes les communes des provinces Gitega, Karusi, Muramvya et Mwaro.

Dans son discours, le directeur général chargé du Budget et de la Politique fiscale dans ce ministère M. Dominique Ndayishimiye a fait savoir que le budget national 2022/2023 a été préparé au moment où il s’observe un relâche dans la lutte contre la pandémie de la covid-19 partout au Burundi. Il a signalé que cependant, la population burundaise continue à vaquer quotidiennement à ses activités en toute sérénité, ce qui va, selon lui booster une croissance de l’économie nationale et une maîtrise de l’impact de la covid-19 sur l’économie et les finances publiques en particulier.

Selon le directeur général en charge du Budget et de la Politique fiscale au ministère des Finances, les ressources du budget général de l’État y compris les dons en capital passent de 1.562,06 milliards de BIF en 2021-2022 à 2.194,8 milliards, soit une augmentation de 40,5%. Et d’ajouter que le budget de l’État 2022-2023 connaîtra une augmentation de 44,5% des recettes fiscales hors exonérations, soit 1.562,9 milliards de francs burundais contre 1.081,8 milliards de l’année passée et une augmentation de 83,4% des recettes non fiscales c’est-à-dire 206,1 milliards contre 112,4 milliards de 2021-2022. Les dons en capital base caisse prévus pour cet exercice dont de 333,9 milliards.

Il a signalé que le gouvernement du Burundi a pris l’initiative d’accroître les ressources intérieures en renforçant la collecte des taxes sur les activités du secteur minier, en prenant des dispositions pour réduire le secteur informel à travers une fiscalité de proximité, en appliquant rigoureusement la loi qui concerne les dividendes à verser à l’État.

Il y a aussi la révision des textes et la procédure d’octroi des exonérations, l’amélioration des outils de collecte des recettes, l’informatisation de tous les services de l’OBR, le suivi rigoureux des remboursements de la TVA, le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption, la fraude et la contre bande ; l’amélioration des mécanismes d’élargissement de l’assiette fiscale conformément aux nouvelles lois sur les procédures fiscales, impôts sur revenus et la loi sur la TVA etc.

Il a également signalé que le budget de l’État 2022-2023 a mis un accent particulier sur le financement de l’accroissement de la production agro-pastorale à travers la subvention des engrais organo-minéraux et la production des semences sélectionnées, le programme de repeuplement du cheptel bovin en faveur de la population regroupée en coopératives agro-pastorales. Selon toujours lui, ce budget a en effet hautement privilégié la construction du chemin de fer Uvinza-Malagarazi-Musongati-Gitega et la digitalisation des services publics. Ce budget coïncide aussi avec la mise en œuvre de la politique salariale équitable dans le secteur public.

Signalons que les dépenses de l’État pour cette exercice budgétaire sont réparties en dépenses courantes soit 1.204,5 milliards de BIF et en dépenses en capital soit 1.187,7 milliards de BIF. Signalons également que le financement du déficit qui permet d’équilibrer le budget général de l’État 2022-2023 est de 197,4 milliards contre 151,8 milliards de BIF en 2021-2022.