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Le Conseil des Ministres propose un réajustement des prix des produits BRARUDI et BUCECO en tenant compte de leur répercussion sur les prix d’autres produits.

ByAdministrateur

Oct 12, 2022

BUJUMBURA, 11 oct (ABP) – Le Conseil des Ministres s’est réuni vendredi le 7 octobre 2022 à Gitega, sous la présidence du chef de l’Etat. Première réunion du Conseil des Ministres, depuis le remaniement opéré par le président de la République, Evariste Ndayishimiye.

Selon le communiqué sorti, samedi 8 octobre par le secrétariat général et porte-parole du gouvernement, le président de la République a souhaité plein succès à la nouvelle équipe dirigée par le 1er Ministre, Gervais Ndirakobuca et  les a interpellés à travailler en synergie car « Ensemble tout est possible ».

                                                                              Vue partielle des membres du conseil

D’après ce communiqué, 7 points étaient à l’ordre du jour, dont la note sur l’état des lieux de la mise en œuvre  des recommandations du Conseil des Ministres réunie en date du 3 octobre. La note était relative à la problématique de la commercialisation des produits BRARUDI, SOSUMO et BUCECO, à la suite de multiples tentatives de hausse des prix de certains produits, et à la pénurie et la spéculation entourant ces produits.

Le Conseil des ministres a constaté que pour tous les trois produits, la demande est largement supérieure à l’offre. Constatant aussi que compte tenu des capacités de production de ces entreprises, il n’est pas évident que ces produits soient disponibles même après la hausse des prix. A travers l’analyse de cette note, le Conseil des Ministres a ainsi constaté que ces produits restent rares malgré la libéralisation, depuis le 6 septembre,  de l’importation du ciment et du sucre.

Après analyse de cette note, le Conseil des Ministres a demandé au ministre chargé du Commerce de tenir compte de la réalité du marché et de réajuster les prix des boissons BRARUDI et du ciment de BUCECO. En veillant à ce qu’il n’y ait pas « une grande répercussion sur les prix des produits consommés par les gens à peu de moyens ».

Pour ce qui est du sucre produit par la SOSUMO, le Conseil des Ministres a recommandé qu’il faille l’amener à produire. Constatant que sa tendance actuelle est d’importer et commercialiser le sucre moins cher par rapport à celui qu’il produit. Le Conseil a recommandé de moderniser la SOSUMO, tout en continuant la libéralisation de l’importation du sucre, selon le communiqué de presse.

Le Conseil des Ministres s’est également penché sur le projet de loi portant révision de la loi du 9 juillet 1996 portant organisation et fonctionnement du Notariat ainsi que le statut de Notaire. Constatant que depuis la promulgation de cette loi, il y a eu des changements socio-économiques, politiques et sécuritaires, il était nécessaire d’adapter cette profession aux nouveaux changements, selon le communiqué de presse. Après analyse, le Conseil des Ministres a adopté ce projet et a recommandé entre autres de : porter la prestation de serment des notaires à la cour suprême ; porter à 10 au lieu de 5 ans proposées, le nombre d’années d’expérience exigés pour devenir notaire pour le Magistrats et Avocats et de créer un Département de Droit notarial à l’Université du Burundi.

Le Conseil des Ministres a aussi analysé une Note relative à la mise en œuvre de la politique salariale équitable au sein du corps de justice. Après échanges et débats, le conseil des ministres a recommandé entre autres, qu’il faut aborder la question de façon globale pour toutes les structures à statuts spéciaux prévus par la Constitution et par la loi régissant l’administration publique burundaise. Proposant de s’assurer qu’il n’y ait pas de disparités salariales, tout en calculant l’impact de cette réforme ainsi que le budget lié à la pension de retraite pour avoir une idée globale sur les capacités de l’Etat à supporter cette charge.

A ce propos, le Conseil des Ministres a opté pour la mise en place d’une commission par l’arrêté du 1er Ministre qui sera coordonnée au niveau de la primature pour appuyer la mise en œuvre de la politique salariale dans les institutions à statuts spéciaux. Le Conseil des Ministres a recommandé que cette commission se mette directement au travail pour le terminer le plus rapidement possible.

Cette commission sera composée des représentants des ministres de : l’intérieur, de la justice, de la défense, de la santé publique, des finances de la fonction publique et d’experts identifiés, selon le dit communiqué.