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Appréciation des réalisations au projet participation citoyenne et prévention des conflits

ByAdministrateur

Jan 17, 2023

MUYINGA, 14 jan (ABP) – Les représentants des bénéficiaires du projet « Participation citoyenne et prévention des conflits au Burundi (PCPC- Birandaba), associés aux représentants de l’administration où ledit projet est exécuté, sont unanimes pour apprécier la qualité des activités déjà menées par le consortium ACORD-Burundi, AFAB et FAP.

Les langues se sont déliées à ce sujet au cours d’un atelier élargi aux bénéficiaires et administratifs relevant de la zone d’intervention faite de 17 communes réparties dans les  provinces Kayanza, Kirundo, Ngozi et Muyinga, tenu le mercredi le 11 janvier 2023, avec comme chef de fil l’ONG ACORD-Burundi.

Dans son mot d’ouverture, le gouverneur de la province Muyinga, M. Jean Claude Barutwanayo, a reconnu l’effort du PCPC-Birandaba dans la transformation de la communauté, en vue de renforcer la cohésion sociale et promouvoir le développement local. Cette autorité provinciale n’a pas manqué d’exiger des résultats palpables pour le déroulement des activités futurs. Il a formulé le souhait de renforcer la cohésion sociale par la mise en place des maisons fidèles en vue d’atténuer les conflits de ménage qui défraient la chronique dans pas mal de communes de cette province.

Il a également salué l’approche mise en route par l’ACORD-Burundi et ses partenaires consistant à restructurer les leaders communautaires dans des associations pour mieux mener à bon port les activités du PCPC-Birandaba.  M. Barutwanayo a invité ces groupements à être des auxiliaires des administratifs à la base et non des crocs-en-jambes pour ces derniers.

Le coordonnateur du programme PCPC- Birandaba, M. Patrice Nsabayezu, est  plutôt rassurant.

Ces leaders structurés en associations qui travaillent dans le cadre des différents piliers  de la sécurité humaines ont été mises en place pour  servir de pont entre les citoyens et l’autorité, a-t-il dit.

Selon la même source, ces leaders s’alignent dans la droite ligne de l’objectif global du PCPC- Birandaba, qui est de contribuer au renforcement du  développement local et la cohésion sociale avec le  souci  majeur l’amélioration des différents piliers de la bonne gouvernance comme la transparence, l’équité, la redevabilité, l’efficience, la lutte contre la corruption et autres.

Différentes approches ont été utilisées pour atteindre cet objectif. Il s’agit du ciblage des leaders communautaires, la structuration de ces leaders ou  bénéficiaires en associations sur la sécurité humaine selon les talents de chaque membre, en sécurité alimentaire par exemple, politique sanitaire, environnementale, le renforcement des capacités sur les thèmes du projet ou programme, la mise sur pieds des cercles restauratifs de paix, pour ne citer que ceux-là. La preuve que ces groupements sont utiles pour la communauté est que la commune les a reconnues, a renchéri le coordinateur du PCPC- Birandaba.

Cet atelier d’évaluation interne à mi-parcours avec les parties prenantes qui se voulait une restitution générale, n’a fait que confirmé les témoignages fournis deux semaines avant, par les bénéficiaires des 17 communes, lors des micros ateliers organisés par l’ACORD-Burundi, en vue de s’enquérir de l’efficacité et la viabilité des interventions du PCPC-Birandaba.

Concernant le taux de réalisations du projet, M. Nsabayezu a indiqué : »Nous n’avons pas encore rassemblé les chiffres, nous avons seulement fait l’évaluation qualitative ». Toutefois, il projette que vers la fin du projet, 90% des leaders des associations communautaires mises en place pourront affirmer qu’ils ont eu la parole, la place dans le processus de prise de décision, 90% des autorités pourront déclarer qu’ils ont eu la culture de rendre compte aux citoyens.

D’après lui, au moins 60% des conflits seront à mesure d’être réglés par les services communautaires sans faire recours aux instances judiciaires ou administratives.

Les représentants des partenaires du PCPC-Birandaba au sommet à savoir l’association des femmes d’affaires du Burundi(AFAB) et les femmes artisans de paix(FAP), n’ont pas non plus caché leur satisfaction sur la qualité des interventions dudit programme