• mar. Juil 7th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Mise en place des comités de communication pour le développement

ByAdministrateur

Juil 2, 2023

BUJUMBURA, 28 juin (ABP) – Le ministère de la communication, des technologies de l’information et des médias poursuit sa campagne de mise en place des comités de communication pour  le développement, en province Bujumbura (ouest du Burundi), en communes Isare, Kabezi, Mutimbuzi et Nyabiraba, a constaté l’ABP sur place.

Les personnes cibles sont les représentants des partis politiques (celui du parti au pouvoir et celui de l’opposition), le conseiller technique chargé du développement dans la commune, les représentants des confessions religieuses, un représentant des jeunes, celui des femmes, un représentant de la communauté des batwa et celui des vulnérables.

Selon le délégué dudit ministère, Aloys Haziyo, vus les projets du gouvernement tels que le programme national de développement (PND 2017-2028) et la vision 2040-2060 qui prévoit qu’en 2040 le Burundi sera un pays émergent et en 2060, un pays développé, les médias doivent jouer leur rôle et contribuer activement dans la médiatisation des actions du gouvernement, selon les règles du métier.

Il a fait constater que les projets ont été faits et pensés dans les bureaux et exécutés sans la prise en compte des desiderata de la population, et après le départ du bailleur,  on ne voit que des panneaux publicitaires, parce que la population ne s’en est pas approprié, a indiqué, M. Haziyo. Il a ajouté que le gouvernement veut changer d’approche en donnant la parole aux bénéficiaires, qui désormais vont parler de leur besoins et prendront part dans leur élaboration et exécution.

Les  membres des comités de communication travailleront avec les médias, ils suivront les discussions dans les groupes qu’ils représentent et les médias traiteront les informations en rapport avec les préoccupations de la population qui seront rapportées par les comités de communication. Il leur a fait savoir que les journalistes ne sont pas des ennemis comme certains le pensent à tort, mais qu’ils sont des acteurs clés.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.